Bookshop Simulator : une ambiance cosy pour une expérience qui s’épuise vite

Sorti le 16 septembre dernier, Bookshop Simulator rejoint la longue liste des simulateurs disponibles à l’achat. Cette fois, on prend les rênes d’une librairie — plutôt facile à deviner, non ? Derrière ce jeu, on retrouve Blep Games, un tout jeune studio pour qui c’est la toute première création. Et pour une première, le résultat est loin d’être mauvais ! Parmi les nombreuses petites simulations du genre, Bookshop Simulator parvient à se démarquer par quelques choix de gameplay bien pensés. Malheureusement, le jeu n’est pas sans défauts. Et comme souvent avec ce type de titre, il devient vite répétitif, au point de lasser assez rapidement.

On fait quoi dans Bookshop Simulator ?

Vous débarquez à Lyon, dans une petite boutique en plein centre-ville. Eh oui, pour une fois, le jeu nous installe dans une ville française réelle, ce qui est plutôt rafraîchissant — on a l’habitude des villes fictives sans trop d’âme.
Vous commencez seul·e, avec pour mission de poser votre comptoir de caisse et votre première étagère. Il ne reste plus qu’à la remplir de livres… et c’est parti pour votre première journée de libraire !

Les jours s’enchaînent rapidement : vous vendez des livres, gagnez de l’argent et faites évoluer votre boutique. À vous de choisir vos licences : romans, mangas, bandes dessinées… il y a de quoi varier les plaisirs pour attirer une clientèle diversifiée.

Mais ce n’est pas tout ! Vous pouvez aussi acheter un chat pour adoucir l’ambiance et faire craquer vos client·e·s, ou encore décorer votre librairie avec des plantes, des tapis et du mobilier. Il est même possible d’agrandir l’espace pour accueillir plus de rayons et faire grandir votre petite entreprise.

Une expansion internationale… sur fond de répétitivité

L’objectif de Bookshop Simulator est clair : faire grandir votre empire de librairies. Chaque vente vous rapporte de l’expérience, et chaque niveau débloque de nouveaux objets, fonctionnalités ou améliorations pour enrichir votre boutique.
Rapidement, vous pourrez recruter du personnel et leur assigner deux rôles principaux : tenir la caisse ou remplir les rayons. Un vrai coup de pouce pour optimiser vos journées bien chargées.

Après quelques jours de ventes intensives, vous aurez la possibilité d’acheter un nouveau local. Et cette fois, direction la capitale : Paris vous tend les bras !
Il faudra cependant tout recommencer depuis le début, en laissant un manager gérer votre première boutique à Lyon. Bonne nouvelle : elle continuera de générer des bénéfices passifs pendant que vous développez la suivante.

L’expansion continue ensuite à l’international, avec Tokyo en troisième étape. Chaque nouvelle ville apporte quelques nouveautés, que ce soit dans le décor, les objets ou les types de clientèle.
Mais malgré ces ajouts bienvenus, la boucle de gameplay reste globalement inchangée, ce qui rend l’expérience un peu monotone sur le long terme.

Les points faibles à surveiller

Comme c’est souvent le cas avec les jeux de simulation, Bookshop Simulator est très répétitif. À l’image de Hydroponics Farm & Store Simulator ou Ranch Farm & Store Simulator, que j’ai également testés, le gameplay tourne vite en rond. Certains titres du genre réussissent à rester prenants malgré cette boucle un peu monotone, mais ce n’est malheureusement pas vraiment le cas ici. C’est clairement le gros point faible du jeu.

Autre petit bémol : l’absence de succès (achievements) à débloquer. Cela peut sembler anecdotique, mais pour beaucoup de joueurs et de joueuses, cela ajoute un vrai objectif et prolonge l’envie de jouer. Espérons que cela change avec le temps. La bonne nouvelle, c’est que depuis sa sortie, le jeu a déjà reçu plusieurs mises à jour avec des ajouts de contenu et des correctifs. Il n’est donc pas impossible que de nouvelles fonctionnalités viennent enrichir l’expérience dans les mois à venir.

Une direction artistique simple, mais efficace

L’un des points positifs de Bookshop Simulator, c’est sans aucun doute son style graphique soigné et chaleureux. Contrairement à Hydroponics Farm & Store Simulator ou Ranch Farm & Store Simulator, qui misent maladroitement sur un réalisme difficile à assumer techniquement, le jeu de Blep Games fait le bon choix : un style cartoon coloré et accessible.
Cette direction artistique fonctionne très bien, avec une palette de couleurs vive et cohérente, et un environnement urbain inspiré des villes européennes, modélisé avec un certain souci du détail. Loin d’un réalisme froid ou mal maîtrisé, le jeu parvient à créer une ambiance cosy et immersive, notamment à travers les intérieurs de boutique, décorés avec goût et remplis d’objets mignons qui donnent envie d’y passer du temps.

Autre point appréciable : la stabilité du jeu. En plus de 10 heures de test, aucun bug majeur à signaler. Il y en avait peut-être à la sortie, mais il faut saluer la réactivité des développeur·euse·s, qui ont rapidement déployé plusieurs mises à jour correctives. Pour un premier jeu d’un petit studio, c’est plutôt encourageant.

Des références littéraires pleines d’humour

L’un des éléments les plus sympathiques de Bookshop Simulator, c’est sans conteste la manière dont il rend hommage à la littérature populaire et classique. Plutôt que d’inventer des titres aléatoires sans âme, Blep Games a opté pour un système de parodies bien senties qui parleront aux amateur·rice·s de bouquins comme aux fans de culture pop.

Ainsi, votre boutique peut proposer des œuvres telles que Harry Fodder, The Lords of the Bling, The Bad Batsby ou encore Away with the Breeze — autant de clins d’œil évidents à des classiques comme Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Gatsby le Magnifique ou Autant en emporte le vent. On y retrouve un savant mélange de littérature classique, fantasy, science-fiction et ouvrages utilitaires, tous revisités avec humour et second degré.

C’est un vrai petit plaisir de découvrir chaque nouvelle licence, en essayant de deviner à quoi elle fait référence. Certaines sont assez évidentes, d’autres demandent un peu plus de réflexion — ce qui ajoute un côté ludique et complice à l’expérience globale.

Un potentiel sous-exploité… pour l’instant

On ne va pas se mentir : Bookshop Simulator aurait clairement pu aller plus loin dans son concept. Chaque nouvelle librairie aurait mérité un vrai souffle de nouveauté, avec des mécaniques inédites ou des approches différentes du métier. Mais hormis quelques nouveaux meubles et livres, rien ne vient vraiment casser la routine. Et c’est dommage, car l’univers d’une librairie regorge de possibilités.

On aurait pu imaginer, par exemple, des librairies à thème : un café-librairie cosy, un bar à cocktails littéraire, une galerie d’art indépendante, ou même des librairies spécialisées en science-fiction ou en jeunesse. De quoi diversifier l’expérience, proposer de nouveaux défis… et surtout, briser la boucle répétitive qui s’installe trop rapidement.

Le contenu reste pour l’instant assez maigre : quelques plantes, trois tableaux, une poignée de meubles… difficile de vraiment personnaliser ses différents magasins, ce qui renforce encore l’aspect cyclique du gameplay.

Cela dit, il ne faut pas oublier que le jeu est en accès anticipé. Les développeur·euse·s de Blep Games annoncent au moins six mois de développement supplémentaires. À terme, on devrait voir arriver un espace café, de nouveaux livres et quelques options de personnalisation supplémentaires. C’est un bon début, mais rien qui, pour l’instant, donne envie de relancer le jeu d’ici six mois. À suivre de près.

Conclusion : une jolie vitrine, mais des étagères encore trop vides

Bookshop Simulator a tout du petit jeu indépendant qui attire l’œil par son charme visuel, son humour littéraire et son ambiance cosy. Pour une première production, Blep Games livre une base solide, portée par une direction artistique réussie et une expérience globalement fluide, sans bugs majeurs.

Mais une fois passé l’enthousiasme des premières heures, le manque de profondeur se fait cruellement sentir. La répétitivité s’installe vite, le contenu reste limité, et les opportunités de gameplay sont encore trop peu exploitées. L’idée de faire grandir un empire de librairies à travers le monde est séduisante, mais le manque de variété entre les boutiques et l’absence de vraies mécaniques nouvelles à chaque étape nuisent à l’engagement sur la durée.

Heureusement, le jeu est encore en accès anticipé, et les mises à jour régulières laissent espérer une évolution positive. S’il parvient à enrichir son contenu, ajouter des objectifs motivants (comme les succès), et proposer de vraies alternatives de gameplay, Bookshop Simulator pourrait devenir un incontournable du genre.

En l’état, c’est un bon petit jeu pour se détendre quelques heures, mais pas encore un titre qu’on relance avec excitation après plusieurs sessions. À surveiller de près dans les mois à venir !

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