Une plongée dans la Pokémania depuis 1996
Dès l’entrée, le ton est donné : jeu de piste, costumes et immersion totale dans l’univers Pokémon. L’exposition propose un véritable voyage dans le temps, direction 1996, année de naissance de la licence. Une époque où les premières cartouches Game Boy et cartes à collectionner lançaient une Pokémania mondiale toujours vivace aujourd’hui.
La première partie du parcours fonctionne comme une capsule temporelle des années 90 : cartes japonaises et françaises d’origine, dessins préparatoires du dessin animé, goodies vintage… autant de reliques qui raviveront la flamme chez les fans de la première heure. Des installations interactives, comme des Game Boy géantes, permettent même de rejouer aux premiers titres emblématiques.
Pikachu, cartes rares et secrets de création
La seconde partie de l’exposition met en lumière les cartes les plus rares ainsi que l’évolution graphique de Pikachu, figure emblématique de la franchise. Les visiteur·euses peuvent aussi découvrir les coulisses de fabrication d’une carte Pokémon, décryptées étape par étape.
Moment particulièrement précieux pour les passionné·es : la présence de Julien Bardakoff, responsable des noms français de nombreux Pokémon des premières générations. Il partage anecdotes et secrets de traduction, dévoilant comment sont nés des noms devenus mythiques comme Salamèche ou Carapuce.
Quand Pokémon rencontre l’histoire de l’art
L’exposition ne se contente pas de célébrer la nostalgie : elle explore aussi les liens profonds entre Pokémon et la culture japonaise. Masques de yōkai, estampes et sculptures dialoguent avec les créatures du jeu, révélant leurs inspirations folkloriques. On y découvre par exemple les parallèles entre Ludicolo et le Kappa, ou Tengalice et le Tengu.
Mais surtout, le parcours fait dialoguer Pokémon avec l’histoire de l’art occidental. Des références à Edvard Munch, Alphonse Mucha ou Piet Mondrian apparaissent à travers des détournements subtils dans les cartes et illustrations.
Côté contemporain, l’exposition réunit une impressionnante sélection d’artistes comme Takashi Murakami, Daniel Arsham ou Jeff Koons, qui revisitent l’univers Pokémon à travers leurs œuvres. Une démonstration éclatante de la porosité entre jeu vidéo, pop culture et art contemporain.
Une exposition pensée pour toutes les générations
Fidèle à son ADN, le Musée en Herbe propose une expérience accessible de 3 à 103 ans. Le parcours est ponctué d’activités interactives, de visites guidées, d’ateliers créatifs et même d’événements spéciaux.
Parmi les petites surprises, on retrouve :
- des boosters de cartes Pokémon exclusifs vendus sur place via un distributeur inédit
- des ateliers enfants et familles autour de la création artistique
- des rencontres régulières avec Julien Bardakoff
Le tout dans un cadre pensé pour favoriser l’apprentissage par le jeu et l’humour, marque de fabrique du musée.
Informations pratiques
- 📍 Lieu : Musée en Herbe
- 📅 Dates : du 16 avril au 6 septembre 2026
- ⏰ Horaires : tous les jours de 10h à 19h
- 💶 Tarif : environ 8 € la visite
- 🎟️ Réservation : en ligne uniquement
- 👨👩👧 Public : de 3 à 103 ans
Avec “Admirez-les tous !”, le Musée en Herbe signe une exposition à la fois nostalgique, pédagogique et profondément actuelle. En célébrant les 30 ans de Pokémon, elle rappelle à quel point cette licence dépasse le simple cadre du jeu vidéo pour s’imposer comme un véritable phénomène culturel mondial. Entre souvenirs d’enfance, découvertes artistiques et interactions ludiques, l’exposition réussit un pari délicat : parler à toutes les générations sans jamais perdre l’émerveillement qui fait l’ADN de Pokémon.
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