Forza Horizon 6 : une formule toujours efficace malgré quelques accrocs

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Après cinq ans d’absence, la licence Forza Horizon revient sur la ligne de départ avec un sixième opus très attendu. Là où Forza Horizon 5 nous emmenait explorer les routes ensoleillées du Mexique en 2021, ce nouvel épisode pose ses roues dans la métropole de Tokyo et ses environs, entre jungle urbaine, routes montagneuses et paysages plus traditionnels. Connue pour ses courses spectaculaires et son approche arcade décomplexée, la saga s’est imposée comme une référence du genre, notamment grâce à son monde ouvert connecté. Mais après une formule déjà bien rodée, Forza Horizon 6 parvient-il réellement à se réinventer ? Et surtout, en a-t-il vraiment besoin ? Tour d’horizon d’un retour à haute vitesse.

Un festival Horizon au pays du Soleil-Levant

Comme à son habitude, Forza Horizon 6 nous invite à participer au célèbre Festival Horizon, une immense célébration dédiée aux sports mécaniques et à la culture automobile. Cette fois, c’est le Japon qui est à l’honneur, avec Tokyo comme terrain de jeu principal. Entre ses virages serrés, ses immenses carrefours urbains et ses longues lignes droites illuminées, la capitale japonaise offre un cadre spectaculaire. Mais le voyage ne s’arrête pas là : les alentours nous emmènent à travers de petits villages traditionnels, des plaines verdoyantes, des rizières paisibles et des montagnes enneigées qui participent pleinement au dépaysement.

Après avoir créé votre personnage — une personnalisation assez limitée — vous faites rapidement la rencontre de Mei, votre guide tout au long du festival. Celle-ci vous accompagne dans la découverte des différentes compétitions et activités de la région, tout en présentant les pilotes qui gravitent autour de l’événement. Un point vient toutefois ternir l’expérience : l’absence de doublage français. Le jeu est uniquement proposé en anglais, avec des sous-titres en français. Si cela ne posera aucun souci à certain·es joueuses et joueurs, le choix se révèle plus problématique dans un jeu de course où garder les yeux sur la route est essentiel. Lire les dialogues en pleine conduite devient vite peu pratique, voire frustrant lors des séquences les plus rapides.

Deux façons d’explorer le Japon

Le titre propose une quantité impressionnante d’activités, organisées via un journal de bord divisé en deux grandes catégories : Horizon Festival et Discover Japan.

Le mode Horizon Festival constitue la trame principale. Votre progression passe par l’accumulation de points Horizon permettant de débloquer progressivement de nouveaux bracelets et chapitres. Chaque étape se conclut par un événement plus spectaculaire et décalé, fidèle à l’ADN de la licence : courses face à un Gundam géant, poursuites improbables contre une fusée ou défis scénarisés à grand spectacle. On retrouve également les disciplines traditionnelles de la série, entre courses sur route, épreuves tout-terrain et cross-country.

De son côté, Discover Japan mise davantage sur l’exploration et la découverte culturelle. Là aussi structurée en plusieurs chapitres, cette partie demande de gagner des points afin d’obtenir de nouveaux badges, débloquant au passage des trésors de grange et de nouvelles propriétés à acheter. L’objectif est clair : encourager les joueuses et joueurs à parcourir la carte, découvrir ses secrets et en apprendre davantage sur le lore automobile japonais à travers différentes histoires annexes.

Une nouveauté fait également son apparition : un système de “travail” consistant à livrer des plats dans Tokyo en réalisant des chronos précis ou des scores de prouesse. Sur le papier, l’idée apporte un peu de variété. En pratique, elle peine toutefois à convaincre. Très répétitive et étalée sur neuf étapes particulièrement longues, cette activité annexe finit rapidement par tourner en rond et manque cruellement de renouvellement.

Des activités familières, mais toujours efficaces

Côté contenu annexe, Forza Horizon 6 reste fidèle à la formule éprouvée des précédents opus. Les habitué·es retrouveront sans surprise les activités emblématiques de la licence : radars, zones de vitesse, panneaux danger, zones de drift ou encore les mégatrails, ces longues portions de route où il faudra accumuler un maximum de points pour décrocher les trois étoiles. Les défis photo font également leur retour, tandis que les mascottes disséminées sur la carte et les panneaux bonus servent de collectibles à dénicher au fil de l’exploration.

Une nouveauté appréciable concerne la personnalisation de certaines propriétés. L’une des maisons du jeu peut ainsi être modifiée, du moins dans ses espaces extérieurs. Le titre met à disposition un vaste terrain personnalisable permettant de placer une grande variété d’objets décoratifs afin de créer un lieu à son image. Les garages profitent eux aussi d’un aspect modulable : il est possible d’y ajouter différents éléments et surtout d’exposer les véhicules de son choix.

Tout n’est cependant pas parfait. L’éditeur souffre d’un manque d’ergonomie à la manette, notamment à cause de l’absence d’un système d’aimantation permettant de fixer automatiquement les objets sur une surface. Un détail en apparence, mais qui complique inutilement les placements précis et rend certaines manipulations plus laborieuses qu’elles ne devraient l’être.

Après quelques jours de jeu, le Festival Playlist entre en scène. Fidèle au fonctionnement des précédents épisodes, ce système saisonnier se renouvelle chaque jeudi et met à l’honneur une période différente de l’année. À travers une série d’épreuves jouables en solo ou en ligne, les joueuses et joueurs peuvent débloquer des récompenses exclusives, encourageant ainsi une connexion régulière et prolongeant efficacement la durée de vie du titre.

Un terrain de jeu gigantesque et une passion automobile intacte

Avec Forza Horizon 6, Playground Games voit encore plus grand. Le studio avait promis la carte la plus vaste jamais proposée dans l’histoire de la licence, et le pari semble tenu. Le voyage nous fait traverser une impressionnante variété de paysages, alternant routes de campagne sinueuses, longues portions d’asphalte urbain et environnements naturels plus dépaysants.

Tokyo impressionne par son souci du détail et sa reproduction particulièrement soignée. La ville retranscrit cette énergie unique propre à la capitale japonaise, entre néons omniprésents, immenses carrefours et architecture dense. L’ambiance japonaise se ressent à chaque instant, aussi bien à travers les paysages que les décors ou les histoires annexes.

L’autre grande force du titre reste évidemment son amour inconditionnel de l’automobile. Forza Horizon 6 met à disposition plus de 500 véhicules issus de 80 constructeurs, tous entièrement personnalisables. Les joueuses et joueurs peuvent modifier en profondeur les performances de leurs bolides : moteur, tenue de route, transmission, kits de carrosserie, aérodynamisme, pneumatiques ou encore jantes influencent directement le comportement du véhicule sur la route.

La personnalisation esthétique n’est pas en reste. Entre peintures personnalisées, créations partagées par la communauté, plaques d’immatriculation ou klaxons, il est facile de donner une véritable identité à sa collection. Les plus passionné·es pourront également ajuster les réglages mécaniques afin d’obtenir les meilleures performances possibles.

Une vitrine technique spectaculaire

La qualité graphique de Forza Horizon 6 impressionne dès les premiers kilomètres et confirme l’ambition de la licence en matière de spectacle visuel. Entre une modélisation automobile d’une précision chirurgicale, des environnements denses et crédibles, ainsi qu’un travail remarquable sur la lumière et les effets météorologiques, le jeu atteint un niveau de réalisme saisissant sans sacrifier son ADN arcade.

Les carrosseries reflètent subtilement l’environnement, les textures gagnent en finesse jusque dans les détails du bitume, de la végétation ou des bâtiments traditionnels, tandis que les panoramas profitent d’une profondeur de champ spectaculaire. Qu’il s’agisse d’explorer des villages inspirés du Japon rural, de filer à pleine vitesse face au mont Fuji ou d’assister à des événements démesurés mettant en scène un mécha géant, Forza Horizon 6 multiplie les tableaux visuels marquants.

Le moteur graphique excelle surtout dans sa gestion du mouvement : malgré la vitesse élevée et les effets pyrotechniques, la lisibilité reste exemplaire et renforce l’immersion.

Un bug de sauvegarde difficile à pardonner

Le plus gros problème rencontré au cours de mon expérience concerne un bug de sauvegarde particulièrement frustrant — et loin d’être anodin. Après plusieurs heures de progression, une partie conséquente de mon temps de jeu a tout simplement disparu.

Le problème est survenu à la fin de la course spectaculaire contre la fusée. Une fois l’épreuve terminée, le jeu est resté bloqué sur un écran de chargement infini, m’obligeant à le relancer. À mon retour, c’est la douche froide : toute ma progression de la journée avait été effacée.

Un incident d’autant plus difficile à comprendre que Forza Horizon 6 repose sur un système de sauvegarde automatique fréquent et une infrastructure largement connectée. Perdre plusieurs heures de progression reste déjà extrêmement frustrant pour n’importe quelle joueuse ou joueur.

En 2026, difficile d’accepter ce type de problème technique sur un titre de cette ampleur, surtout lorsqu’un système de sauvegarde automatique est censé fonctionner en permanence.

Conclusion : un Horizon toujours aussi grisant, malgré quelques accrocs

Avec Forza Horizon 6, Playground Games ne révolutionne pas sa formule, mais la pousse encore un peu plus loin. Entre une carte gigantesque, une reconstitution convaincante du Japon, un contenu toujours aussi dense et une qualité graphique impressionnante, le titre confirme pourquoi la licence reste une référence incontournable du jeu de course arcade en monde ouvert. La sensation de liberté demeure intacte et le plaisir de conduite, dopé par un garage gargantuesque et une personnalisation poussée, fonctionne toujours aussi bien.

Tout n’est cependant pas irréprochable. L’absence de doublage français, certaines activités annexes plus répétitives qu’inspirées ou encore quelques choix ergonomiques discutables viennent légèrement ternir l’expérience. Plus problématique encore, le bug de sauvegarde rencontré lors du test rappelle qu’un titre aussi ambitieux doit pouvoir garantir une expérience technique irréprochable.

Notre test en vidéo

Reste une évidence : malgré ses défauts, Forza Horizon 6 conserve cette capacité rare à donner envie de reprendre le volant encore et encore, juste pour explorer une nouvelle route, optimiser un véhicule ou profiter d’un coucher de soleil sur les routes japonaises. Une formule familière, certes, mais toujours aussi efficace lorsque le moteur tourne à plein régime.

Points forts
Tokyo superbement reproduite et une ambiance japonaise immersive

Un gameplay toujours aussi accessible et grisant, entre arcade et sensation de vitesse

Exploration réussie du Japon, entre culture automobile, paysages et histoires annexes
Note de la rédac
6
Note de la communauté
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Points faibles
Absence de doublage français, peu pratique dans un jeu de course rapide

Certaines activités annexes trop répétitives, notamment les missions de livraison

Un éditeur de décoration peu ergonomique à la manette

Peu de vraie prise de risque dans la formule, qui reste très familière

Un bug de sauvegarde particulièrement frustrant, avec perte importante de progression

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