ARC Raiders : un extraction shooter nerveux, exigeant, maîtrisé

Sorti fin octobre, en plein cœur de la Paris Games Week, ARC Raiders m’a échappé de justesse au lancement. Ce n’est que la semaine suivante que j’ai pu m’y plonger sérieusement. Très vite, le jeu s’est propagé comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux : les shorts et reels montrant des raiders affrontant des robots spectaculaires se sont multipliés. Malheureusement, mes drivers trop récents ont d’abord causé de nombreux bugs et crashs. Heureusement, les développeurs ont été très réactifs, et depuis, tout roule. J’ai enfin pu profiter pleinement du jeu… et découvrir un extraction shooter aussi intense qu’addictif. Le titre signé Embark Studios a clairement de beaux atouts à faire valoir.

Un monde brisé où survivre demande courage et sacrifice

Dans un futur lointain, la Terre n’est plus qu’un champ de ruines balayé par les vents et la poussière, vestige d’un monde ravagé par une ancienne catastrophe connue sous le nom de l’Effondrement. Dans cet univers post-apocalyptique, des machines mystérieuses et hostiles appelées « ARC » ont pris le contrôle de la surface, obligeant les dernier·ère·s survivant·e·s à se réfugier dans des cités souterraines. Parmi ces communautés cachées, certain·e·s courageux·ses — connu·e·s sous le nom de raiders — bravent les dangers du monde extérieur. Leur but : remonter à la surface pour récupérer des ressources vitales et les revendre, souvent au péril de leur vie, affrontant à la fois les éléments, des ennemis imprévisibles, et les vestiges d’un passé oublié. ARC Raiders propose ainsi une vision intense et immersive d’une humanité résiliente, en lutte constante contre l’oppression mécanique et les fantômes d’un monde déchu.

Des paysages ravagés mais mémorables : à la découverte des lieux emblématiques d’ARC Raiders

Dans ARC Raiders, les joueuses et joueurs explorent une Terre dévastée où chaque lieu raconte les vestiges d’une civilisation en ruine et les cicatrices laissées par la guerre contre les machines. Parmi les décors marquants, on trouve le barrage d’Alcantara, ancienne centrale devenue champ de bataille, encore aujourd’hui disputée pour ses précieuses ressources. Plus loin, les dunes mouvantes dévoilent peu à peu les vestiges de la Ville enfouie, témoin rare de l’époque d’avant l’Effondrement, où les bâtiments ensevelis émergent d’un sable instable et traître. À l’horizon, le port spatial d’Acerra dresse sa silhouette massive, souvenir poignant de l’Exode, lorsque les derniers vaisseaux quittèrent la planète dans l’espoir de fuir l’oppression mécanique. D’autres régions comme le Portail bleu, accès stratégique vers les montagnes, ou Stella Montis, installation énigmatique scellée dans les hauteurs, ajoutent à la richesse et à la variété des biomes traversés. Chaque environnement, qu’il soit désertique, urbain ou alpin, est marqué par le temps, la technologie oubliée et les combats passés, créant une ambiance unique où la survie rime avec exploration.

Un shooter d’extraction haletant, entre tension, coopération et chaos mécanique

ARC Raiders est un extraction shooter : pour résumer, vous arrivez sur une carte, votre objectif est de survivre, tout en récupérant du matériel, des armes et des composants utiles. Une fois votre sac plein, il faut trouver un point d’extraction pour retourner à votre base et emporter le butin. Là où le jeu se démarque, c’est qu’il ne se limite pas à des affrontements entre joueurs et joueuses comme beaucoup d’autres du genre.

Dès votre arrivée, un compte à rebours de 30 minutes s’enclenche : au-delà de ce délai, l’extraction devient impossible, et la mort est garantie. En plus des autres joueur·euse·s, vous devrez faire face aux machines ARC, des ennemis redoutables qui contrôlent à la fois la terre et les airs. Il faudra vous faufiler dans la végétation dense, au milieu des ruines d’une humanité presque disparue, tout en restant constamment sur vos gardes.

Le jeu propose évidemment un chat vocal, très utile pour communiquer rapidement… et surtout savoir si la personne en face sera hostile ou coopérative. À titre personnel, je n’ai été éliminé·e que deux fois par des joueur·euse·s sur une quarantaine de parties. La communauté m’a paru assez bienveillante : les gens se saluent, s’entraident, et parfois même, vivent de vrais moments de camaraderie. Un jour, j’avais trouvé une caisse sans savoir quoi en faire ; une joueuse m’a guidé·e jusqu’au bon emplacement, ce qui m’a permis d’obtenir de l’équipement de qualité. Lors d’une autre partie, j’ai rejoint une dizaine de joueur·euse·s affrontant un immense robot, dans une sorte de guérilla aussi chaotique qu’épique. Ce genre de scènes donne au jeu une vraie âme communautaire, mêlant tension, coopération et adrénaline.

affrontement contre la reine arc raiders

Une menace tombée du ciel, organisée et impitoyable

Les ARC ne sont pas de simples machines hostiles errant sans but. Apparues depuis l’orbite au début de la Première Vague, elles ont marqué la fin brutale de l’ère du Soleil levant, mettant un terme aux derniers espoirs de l’humanité. Leur arrivée soudaine et leur efficacité ont bouleversé l’équilibre du monde, transformant la surface en un terrain de chasse pour drones militarisés. Bien que les Raiders ne puissent que spéculer sur la véritable nature de leurs opérations, une chose est certaine : les ARC sondent le sol à grande échelle pour extraire les ressources naturelles avec une précision et une brutalité mécaniques. Ces extractions massives semblent servir un objectif encore flou, et tout changement dans leur comportement est perçu comme un signe d’alerte majeur.

Les tentatives pour dissimuler la réalité de ces opérations ont échoué, et malgré les efforts pour contrôler l’information, les rumeurs se sont répandues dans toute la région de Speranza. Cela n’a fait qu’intensifier la défiance et la peur face à une force qui semble toujours un pas en avance.

Dans ce contexte, les Raiders se sont engagés dans une véritable course à l’armement. Face à des ennemis capables d’adaptation et de coordination depuis l’orbite, ils cherchent constamment à développer des armes plus efficaces et des tactiques inédites. À Toledo, des inventeur·rice·s ont même réussi à reconfigurer la technologie ARC, donnant naissance à des gadgets, grenades artisanales et boucliers énergétiques qui permettent – parfois – d’équilibrer les chances.

machine arc à l'abandon

Une intelligence artificielle adaptative qui change la donne

Comme mentionné plus tôt, ces machines sont imprévisibles, et c’est justement ce qui les rend particulièrement dangereuses. Ici, les unités ARC pensent par elles-mêmes : elles ne suivent pas des scripts ou des itinéraires fixes. Vous ne verrez pas un robot effectuer la même ronde à chaque partie comme dans d’autres jeux. Il faut donc observer, attendre le bon moment, et agir avec prudence. Car seul·e, il est illusoire de vouloir jouer les héros : affronter plusieurs machines en même temps, c’est presque toujours signer son arrêt de mort.

Cette dangerosité repose sur une technologie impressionnante : le machine learning, ou apprentissage automatique. Ce sous-domaine de l’intelligence artificielle permet à un système d’apprendre et de s’améliorer sans être reprogrammé, simplement en analysant des données et en adaptant ses comportements. Résultat : les ARC apprennent de vos actions, modifient leur stratégie, et deviennent de plus en plus difficiles à anticiper.

J’ai moi-même vécu une situation marquante : à court de munitions, je me suis réfugié·e dans une serre, poursuivi·e par trois Guêpes et un Frelon. Je me suis dit qu’elles n’entreraient pas à l’intérieur, étant donné leur capacité de vol. En me plaçant à l’une des deux entrées, j’essayais de les neutraliser en visant leurs points faibles. Mais elles se sont adaptées. D’abord en formation serrée, elles ont commencé à se disperser pour encercler la serre, avant de s’infiltrer dans le bâtiment et de me piéger. C’était terminé pour moi. Dans la plupart des jeux, l’IA aurait simplement suivi un trajet direct jusqu’à ma position. Ici, l’ARC analyse, contourne, surprend.

Nous avons largement évoqué la surface et ses nombreux dangers, parlons maintenant de Speranza, la cité souterraine devenue le dernier refuge de l’humanité.

Une société souterraine fragmentée mais résiliente

Nous avons largement évoqué la surface et ses nombreux dangers, parlons maintenant de Speranza, la cité souterraine devenue le dernier refuge de l’humanité.

Face à la domination des machines ARC à la surface, l’humanité s’est réfugiée sous terre, donnant naissance à un vaste réseau de cités souterraines. Parmi elles, Toledo se distingue comme la plus importante, nichée profondément sous la Région de la rouille. Elle est composée d’un assemblage de quartiers isolés appelés contradas, chacun possédant ses propres règles, alliances et tensions. Le quartier le plus ancien, Speranza, s’est initialement développé comme une colonie autonome, avant de devenir un point névralgique pour les survivant·e·s. Construit dans d’anciennes dolines, il représente un refuge relativement sûr, animé par une communauté haute en couleur, marquée par l’entraide et les échanges.

Toledo n’est pas unifié : les contradas fonctionnent comme des micro-sociétés, parfois en opposition, souvent contraintes à coopérer pour maintenir l’équilibre fragile. Un réseau de tunnels et de salles de propulsion relie ces quartiers entre eux, assurant la circulation des personnes, des ressources et des informations. Ce système complexe est géré par des équipes mixtes d’ingénieur·e·s, preuve que malgré les divisions, une volonté commune subsiste : celle de survivre, ensemble, dans un monde où chaque jour est un combat. Cette société fragmentée mais inventive est le dernier bastion de l’humanité, et le point de départ de toutes les expéditions en surface.

Bref, c’est ici que vous allez trouvez, votre base et les commerçants !

esperanza la ville souterraine

Une base à construire et à faire évoluer, au cœur de votre survie

On ne déplace pas librement notre personnage dans la ville souterraine, ce qui est, il faut l’avouer, un peu dommage. Après avoir goûté à l’immersion de la surface, on aurait aimé pouvoir ressentir la même chose dans les profondeurs de Speranza. Ici, les déplacements entre le marché et la base se font via un système de menus, ce qui réduit un peu l’ampleur narrative du lieu.

Cela dit, votre base personnelle prend rapidement une place centrale dans votre progression. Elle commence comme un véritable dépotoir, mais vous pouvez progressivement y installer et améliorer différentes stations de travail, au nombre de sept :

  • L’établi d’artisanat (disponible dès le départ) permet de fabriquer les armes, munitions, modules et boucliers essentiels pour vos expéditions.
  • L’établi d’armurerie est utile pour fabriquer et améliorer des armes, en ajoutant des modifications comme des chargeurs étendus, des crosses ou autres accessoires.
  • L’établi à matériel permet de créer des modules et boucliers supplémentaires.
  • La station à explosifs est spécialisée dans la fabrication de grenades en tout genre.
  • Le laboratoire médical est indispensable pour produire des soins et kits médicaux.
  • Le raffineur vous permet de transformer des composants de base en matériaux plus rares.
  • La station utilitaire propose la fabrication d’objets utiles en surface comme des jumelles, tyroliennes, bloqueurs de porte, etc.

Pour débloquer ces stations, il vous faudra bien sûr collecter des ressources en surface. Chacune peut également être améliorée, à condition d’utiliser des matériaux plus rares. La variété des objets à fabriquer est assez impressionnante, et encourage vivement l’exploration, ne serait-ce que pour améliorer votre base et partir mieux préparé·e à chaque mission.

Et puis, petit clin d’œil sympathique : à chaque retour à Speranza, vous êtes accueilli·e par votre coq coquillard, qui vous offrira généreusement quelques composants communs pour vous aider à repartir.

Le point négatif, c’est que la personnalisation de la base reste purement utilitaire. J’aurais aimé un peu plus de développement, avec la possibilité de construire d’autres éléments comme un lit ou une douche, ce qui aurait pu influencer certaines capacités de notre Raider. Quelques objets de décoration n’auraient pas été de refus non plus.

la base du raider

Des commerçant·e·s au cœur de l’économie souterraine

Dans la zone marchande de Speranza, vous croiserez cinq commerçant·e·s aux profils variés, qui joueront un rôle essentiel dans votre progression. En plus de proposer des objets et équipements précieux, certain·e·s vous confieront également des missions qui enrichissent l’univers du jeu.

  • Celeste est sans doute la figure la plus respectée de la Piazza. Elle échange avec vous divers objets de craft contre des mélanges de graines que vous récoltez à la surface. Membre fondatrice de Speranza, elle agit aussi comme médiatrice auprès de la communauté, incarnant un pilier moral dans cet environnement instable.
  • Shani, ultra méthodique et toujours devant ses écrans, vous vend au départ quelques objets spécifiques comme des jumelles ou des clés de trappes de Raiders. Sa spécialité, c’est la surveillance de la surface et la coordination des tunnels. C’est elle qui vous aide à suivre les comportements de l’ARC.
  • Tian Wen, experte en armement, propose un arsenal complet : armes, munitions et modifications. Si elle n’éprouve que peu de sympathie pour les Raiders, ses compétences techniques en font une fournisseuse incontournable.
  • Lance est un médecin androïde aussi précis qu’énigmatique. Il s’occupe de tout ce qui touche aux soins et aux modules. Son caractère froid contraste avec son incroyable efficacité, notamment dans la gestion de votre équipement médical.
  • Enfin, Apollo, le plus fantasque du lot, tient une boutique de grenades artisanales et gadgets près de la Piazza. Il est également impliqué dans les projets d’expansion de Speranza et peut participer à des opérations plus lourdes, notamment lorsque des démolitions sont nécessaires.

Hormis Celeste, tous les autres commerçant·e·s vous demanderont des pièces en échange de leurs biens. Ces pièces peuvent être obtenues en revendant ce que vous trouvez durant vos expéditions, que ce soit du matériel inutilisé ou des objets de valeur issus du vieux monde. Cela crée un véritable écosystème économique, basé sur l’exploration, le troc et la gestion intelligente des ressources.

shani une commerçante dans arc raiders

Préparation, équipement et progression : les clés de votre survie

Au début du jeu, vous créez votre raider, mais ce premier contact laisse un goût un peu amer : la personnalisation est assez limitée. Un petit point négatif, surtout pour les joueuses et joueurs qui aiment façonner leur avatar dans les moindres détails.

Heureusement, vous débloquerez progressivement des cosmétiques et des breloques décoratives à fixer sur votre sac à dos, en accomplissant des missions et en survivant aux différentes expéditions. Un bon moyen de rendre votre personnage unique à mesure que vous progressez dans l’aventure.

Avant de vous lancer sur le terrain, la phase de préparation est cruciale. Il vous faudra gérer votre équipement et remplir intelligemment votre inventaire. Sa capacité dépendra de votre module, une sorte de sac à dos personnalisable. Chaque module offre des avantages spécifiques, qu’ils soient orientés vers le combat, le pillage ou une approche plus équilibrée. Cela influe directement sur le nombre d’emplacements disponibles dans l’inventaire, ainsi que sur la quantité d’objets utilitaires que vous pouvez emporter.

Côté arsenal, vous pouvez partir avec deux armes principales. Le choix est plutôt varié : pistolets-mitrailleurs, fusils d’assaut, fusils de précision, fusils à pompe, etc. À cela s’ajoute la possibilité d’équiper un bouclier, extrêmement utile pour encaisser les dégâts lors des combats rapprochés.

Enfin, ARC Raiders intègre un système de progression par niveaux. Chaque mission réussie vous permet de gagner des points de compétence à répartir dans trois arbres distincts :

  • Endurance : vous portez plus d’objets sans être ralenti·e, vous forcez les coffres plus rapidement et vous pouvez améliorer certains aspects de votre santé.
  • Mobilité : vous augmentez votre endurance maximale, vous consommez moins d’énergie lors des actions, vous récupérez plus vite et rampez plus rapidement lorsque vous êtes au sol.
  • Survie : vous pouvez crafter des objets directement sur le terrain et détecter plus facilement les objets lors des fouilles.

Une ambiance sonore saisissante qui renforce l’immersion

L’un des plus grands points forts du jeu, c’est sans aucun doute son ambiance sonore. Dès les premières minutes, nous sommes complètement immergé·e·s dans ce monde post-apocalyptique. Le bruit du vent qui fait craquer les structures délabrées, la végétation balayée, les insectes et petits animaux qui ponctuent les balades dans des lieux désertés… Tout cela participe à créer un univers sonore vivant et crédible.

Au loin, des coups de feu résonnent, signes d’affrontements entre les Raiders, ou entre les Raiders et les unités ARC. Parfois, une fusée éclairante fend le ciel, suivie d’une explosion, du bruit sourd d’un corps qui chute, ou encore du grondement mécanique des machines ARC. Le studio nous offre ici une véritable masterclass audio, pensée dans les moindres détails.

Cerise sur le gâteau : le chat vocal intégré. Certain·e·s joueur·euse·s s’en servent pour jouer en roleplay, ce qui ajoute une dimension supplémentaire et renforce encore l’immersion. À cela s’ajoute la tension permanente : fouiller un bâtiment plongé dans l’obscurité tout en entendant des bruits suspects dans le noir peut faire sursauter même les plus téméraires, voire faire rebrousser chemin si l’on transporte un butin précieux.

En résumé, cette ambiance sonore soignée et réaliste est sans doute ce qui rend le jeu aussi captivant et addictif.

Un jeu pensé pour durer et garder ses joueur·euse·s engagé·e·s

Entre contenu saisonnier gratuit et mécanique d’expéditions à long terme, le titre ne se contente pas d’offrir une expérience intense dès les premières heures. Il propose des outils malins pour fidéliser sa communauté, encourager l’exploration et offrir des objectifs réguliers. Que vous soyez adepte des défis courts ou des boucles de progression profondes, tout est là pour vous donner envie de relancer une partie, encore et encore.

Un contenu saisonnier gratuit qui récompense l’engagement

Le jeu se distingue par une générosité bienvenue : il propose actuellement un système de type « pass de combat » entièrement gratuit ! Un bon point face à d’autres studios qui n’hésitent pas à vendre leur jeu au prix fort tout en exigeant un supplément pour ce type de contenu. Ce pass gratuit fonctionne par le biais d’épreuves à durée limitée, qui vous demandent de réaliser diverses actions en jeu – comme infliger des dégâts aux unités ARC, récolter des ressources ou explorer certaines zones. Plus vous accomplissez ces objectifs, plus vous gagnez de points qui améliorent votre note d’épreuve, débloquant ainsi de meilleures récompenses. Une manière maline et motivante d’encourager les joueur·euse·s à rester actif·ve·s, sans les forcer à dépenser.

Les expéditions : une seconde vie pour vos Raiders

Autre système majeur qui prolonge considérablement la durée de vie du jeu : les expéditions. Celles-ci vous permettent, après un long cycle de préparation, d’envoyer votre Raider au-delà de la carte, dans une nouvelle zone inconnue, en échange d’un reset partiel de votre progression. Chaque expédition se déroule sur un cycle de 60 jours pendant lequel vous devrez construire une caravane à travers cinq étapes, la charger en provisions et lancer votre Raider avant la fenêtre de départ de 7 jours. En retour, votre prochain personnage héritera de bonus durables : XP, matériaux, espace de réserve ou encore points de compétence, selon ce que vous avez réussi à stocker. C’est un système de progression à long terme, particulièrement bien pensé, qui donne envie de revenir encore et encore pour optimiser son départ à chaque nouveau cycle.

Une première offensive réussie pour Embark Studios

ARC Raiders signe une entrée en matière très convaincante dans le genre exigeant du shooter d’extraction. Malgré quelques débuts techniques chaotiques, le jeu a su montrer tout son potentiel grâce à une ambiance sonore magistrale, une IA adaptative redoutable, et un gameplay mêlant exploration, tension, et coopération. Le titre ne se contente pas de copier ce qui existe : il y apporte sa propre patte, avec un monde riche, une narration environnementale soignée, et un système d’expéditions qui prolonge intelligemment la durée de vie.

Le studio suédois Embark Studios prouve qu’il est capable de créer des expériences immersives et communautaires, où chaque mission peut devenir une histoire à raconter. Si quelques aspects comme la personnalisation ou l’exploration urbaine restent encore perfectibles, la base est solide, généreuse, et pensée pour évoluer. Que vous soyez un·e Raider méthodique ou un·e aventurier·ère plus impulsif·ive, ARC Raiders vous donnera matière à frissonner, coopérer, et surtout… revenir. Et ça, c’est le signe d’un jeu qui a de l’avenir.

La note de la rédac
0 /10

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller au contenu principal