Une sélection prestigieuse de licences cultes
Lors de cette exposition, il était possible d’admirer des œuvres issues de nombreuses franchises qui ont marqué plusieurs générations de fans. Parmi les pièces exposées figuraient notamment des celluloïds et dessins originaux provenant de Saint Seiya, Pokémon, One Piece, Dragon Ball ou encore Goldorak.
Chaque œuvre témoigne d’un savoir-faire artisanal aujourd’hui largement disparu. Avant la généralisation de l’animation numérique, les studios réalisaient en effet leurs productions à l’aide de celluloïds peints à la main, superposés sur des décors. Longtemps considérées comme de simples outils de production destinés à être détruits après utilisation, ces pièces sont désormais reconnues comme de véritables œuvres d’art.
Cette reconnaissance s’accompagne d’un intérêt croissant des collectionneuses et collectionneurs. Selon Guilhem Sadde, commissaire-priseur et cofondateur d’AIBO ART AUCTION, ce marché bénéficie notamment d’un puissant facteur nostalgique : les passionné·es cherchent aujourd’hui à retrouver les images qui ont marqué leur enfance.
Les œuvres du Studio Ghibli parmi les vedettes de la vente
S’il fallait retenir une tendance forte de cette exposition presse, c’est sans doute la place accordée aux productions du Studio Ghibli, qui figurent parmi les lots les plus prestigieux de la vente.
Parmi les pièces les plus impressionnantes exposées se trouvait un superbe celluloïd original de Princesse Mononoké. Cette œuvre de 25 x 36 centimètres, réalisée à l’encre et à la gouache sur décor original gouaché, représente Ashitaka chevauchant sa monture à travers le lac tandis qu’il échappe aux archers. Produite par le Studio Ghibli en 1997, elle constitue l’un des lots les plus remarquables de cette édition.
Son estimation est comprise entre 2 500 et 5 000 euros, un montant qui témoigne de l’attractivité persistante des créations du studio fondé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
Cette popularité n’a rien d’étonnant. Les précédentes ventes organisées par AIBO ART AUCTION ont démontré l’intérêt du marché pour les œuvres Ghibli. La maison rappelle notamment qu’un celluloïd original de Mon Voisin Totoro a atteint 49 400 euros lors d’une précédente vente, tandis qu’un autre cellulo du même film a été adjugé 68 900 euros en décembre 2024, établissant alors un record européen pour ce type de pièce.
Un marché porté par la passion et la mémoire
La France occupe une place particulière dans cet univers. Deuxième marché mondial du manga après le Japon, elle bénéficie d’une culture anime profondément ancrée depuis les années Club Dorothée et Récré A2. Aujourd’hui, cette passion se traduit également par un intérêt croissant pour les œuvres originales ayant servi à la création des séries et films cultes.
Si certaines pièces atteignent plusieurs dizaines de milliers d’euros, la vente proposera également des lots plus accessibles. Des œuvres issues de productions comme Vampire Hunter D: Bloodlust démarrent ainsi à quelques centaines d’euros, permettant aux nouveaux collectionneurs et nouvelles collectionneuses de faire leurs premiers pas dans cet univers.
Rendez-vous le 14 juin sur Drouot Live
Les personnes intéressées pourront participer à cette vente premium le 14 juin. L’événement se déroulera exclusivement en ligne via la plateforme Drouot Live, où les 258 lots seront proposés aux enchères à partir de 14 heures.
À travers cette nouvelle édition, AIBO ART AUCTION confirme une fois encore l’intérêt grandissant du public pour les œuvres originales de l’animation japonaise. Entre patrimoine culturel, nostalgie et marché de l’art, ces celluloïds continuent de raconter une histoire qui dépasse largement le simple cadre de la collection.
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