Réalisé par Jake Schreier (Robot and Frank), Thunderbolts est le trente-sixième film du MCU et la dernière production de la phase 5. Une phase qui a eu beaucoup de mal à convaincre, avec des productions allant du très mauvais au moyen, comme le dernier Captain America. Pour cette équipe d’anti-héros, nous avons droit à un film plutôt satisfaisant. Très bon dans son ensemble, Thunderbolts est un savant mélange entre humour, émotions et scènes de combat.

L’arrivée de Sentry dans le MCU

Nous suivons au début du scénario Yelena, envoyée en mission à travers le monde pour effacer les traces de la société de Valentina Allegra de Fontaine. Cette dernière est en plein jugement, et si quelqu’un venait à découvrir ses expérimentations, elle pourrait tout perdre.

Cependant, cela ne convient plus à la sœur de notre défunte Veuve Noire. Elle préfèrerait se rendre utile autrement, notamment aux yeux du monde entier, et non plus dans l’ombre comme elle en a l’habitude. Sa cheffe lui confie alors une dernière mission : éliminer une personne qui tenterait de récupérer des preuves dans un centre de recherche. Sur place, elle trouve Ghost, sa cible. Ils sont ensuite rejoints par U.S. Agent et Taskmaster. Tous sont censés s’entretuer, envoyés par une seule et même personne : Valentina. Les dernières preuves, ce sont eux !

Tout ne se passe pas comme prévu. Dans cette salle censée leur servir de cimetierre, ils réveillent un homme : Robert Reynolds. Un jeune homme ayant participé au projet Sentry de Valentina.

Valentina découvre l’existence de cette expérience supposée échouée, et tente de rallier Sentry à sa cause. Mais ce dernier a deux personnalités : l’une bienveillante, l’autre, surnommée Void, est une entité maléfique. Les quatre anti-héros seront rejoints par Bucky Barnes et Red Guardian. Ensemble, ils forment les Thunderbolts et devront affronter Void et déjouer les plans de Valentina.

Une production plus sombre

À mi-chemin entre Suicide Squad et Captain America: The Winter Soldier, Thunderbolts opte pour une ambiance plus sombre et réaliste, avec des personnages confrontés à leurs démons intérieurs autant qu’à des menaces extérieures.

Malgré les vannes de Red Guardian, le scénario aborde des thèmes sérieux. On y traite notamment de la santé mentale, via le personnage de Sentry, qui incarne un héros en proie à une détresse psychologique profonde. Le film met en lumière l’importance de parler, de s’entourer des bonnes personnes et de ne pas laisser ses démons intérieurs nous dévorer.

Yelena, de son côté, tente de se reconstruire. Entre un père absent et des collègues sourds à ses besoins, elle sombre dans l’alcoolisme et la dépression. Sa trajectoire nous rappelle à quel point il est difficile de se faire entendre et respecter lorsqu’on cherche à changer.

Lewis Pullman casse l’écran

Le casting de Thunderbolts réunit une galerie de personnages familiers du Marvel Cinematic Universe, incarnés par des acteurs et actrices déjà bien établis dans la franchise. Florence Pugh reprend son rôle de Yelena Belova, la redoutable espionne et sœur adoptive de Natasha Romanoff. À ses côtés, Sebastian Stan revient en tant que Bucky Barnes, alias le Soldat de l’Hiver, l’un des rares membres au passé de véritable Avenger. 

Le Red Guardian, joué par David Harbour, apporte une touche d’ironie soviétique, tandis que Wyatt Russell endosse à nouveau le rôle controversé de John Walker / U.S. Agent, présenté dans la série The Falcon and the Winter Soldier. Hannah John-Kamen revient dans la peau de Ghost, la mystérieuse antagoniste de Ant-Man and the Wasp, et Olga Kurylenko retrouve son rôle de Taskmaster, révélée dans Black Widow

À la tête de cette équipe instable, on retrouve Julia Louis-Dreyfus dans le rôle de Valentina Allegra de Fontaine, une manipulatrice de l’ombre dont les intentions restent encore floues.

Mais c’est Lewis Pullman, dans le rôle de Sentry, qui crève l’écran. Il incarne avec brio un héros torturé, à la fois puissant, drôle et extrêmement vulnérable. Mention spéciale également aux effets spéciaux qui donnent vie à Void, une créature aussi terrifiante qu’impressionnante.

thunderbolts

De bonnes scènes d’action

Bien qu’elles se fassent rares, les scènes de combat sont soignées, avec une chorégraphie martiale digne des grandes productions estampillées Marvel.

On y trouve également de nombreuses références, comme ce combat dans un couloir où Yelena affronte plusieurs hommes, en clin d’œil à sa sœur dans Iron Man 2.

Mais la scène la plus marquante reste le premier combat de Sentry. Si vous ne connaissez pas le personnage, vous découvrirez alors toute sa puissance.

Une bande originale orchestrale et expérimentale signée Son Lux

La bande originale de Thunderbolts s’annonce aussi audacieuse que ses protagonistes. Hollywood Records a officialisé la sortie de la bande-son du film Marvel Studios, signée par le groupe Son Lux, nommé aux Oscars pour leur travail sur Everything Everywhere All At Once. Disponible dès maintenant sur les principales plateformes de streaming comme Spotify, Apple Music et YouTube Music, cet album original explore des sonorités orchestrales avant-gardistes.

« Thunderbolts représente pour nous un retour aux sources et une expansion », a déclaré Son Lux dans un communiqué.

En collaboration avec le London Contemporary Orchestra, le trio a enregistré plusieurs sessions à Abbey Road Studios, donnant naissance à une musique expérimentale, manipulée et transfigurée, en parfaite harmonie avec l’esprit rebelle et tourmenté des anti-héros du film. Les fans de vinyles ne sont pas oubliés : une édition limitée en vinyle translucide jaune (1 LP, 22 titres) est déjà disponible en précommande et sortira cet été.

Des défauts persistants malgré une vraie volonté de renouveau

Si Thunderbolts surprend agréablement par son approche plus humaine et introspective, le film n’échappe pas à certains travers typiques du MCU. Le plus visible reste son rythme inégal, résultat probable de remaniements successifs au stade du scénario et du montage, qui laissent certains arcs narratifs à l’état d’ébauche.

Plusieurs personnages sont ainsi sous-exploités, à commencer par Ghost, reléguée au rang de figurante sans réelle évolution, et John Walker, dont la tension passée avec Bucky Barnes est à peine effleurée. Même Sebastian Stan, pourtant central dans l’imaginaire du MCU, semble en retrait face à une Yelena Belova omniprésente, certes incarnée avec brio par Florence Pugh, mais qui absorbe presque toute la lumière.

Toutefois, Thunderbolts reste l’une des meilleures productions de la phase 5. Sans bouleverser le genre, le film se distingue par une approche plus humaine, une direction artistique affirmée et un message fort. Le MCU est-il sur le chemin du renouveau ? Verdict le 23 juillet avec Les Quatre Fantastiques.

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