Terra Nil : Un jeu aux enjeux écologiques !

Terra Nil est un jeu sorti le 28 mars dernier sur PC et sur smartphone via la plateforme de streaming Netflix. Développé par Free Lives et édité par Devolver Digital, ce titre essaie de vous sensibiliser aux enjeux de l’écologie, en vous donnant pour mission de restaurer une planète. Les développeurs ont souhaité sensibiliser les joueurs et joueuses grâce à ce city-builder et jeu de gestion. 

Restaurer les biomes 

Dans Terra Nil, vous devez restaurer la viabilité d’une planète encrassée par l’humanité. À travers quatre cartes différentes, vous allez devoir redonner vie à ce monde en ruine sans laisser de traces. Pour ce faire, vous devez rendre la vie à ces biomes en trois étapes. Ce sont les mêmes pour chaque endroit, cependant chaque carte dispose de sa propre biodiversité. Par exemple, la première carte, le monde tempéré, dispose de trois biomes, 6 animaux et sept conditions climatiques.

 

J’ai des petits problèmes dans ma plantation

En premier lieu, vous devez faire revenir l’eau et la vie végétale, pour cela vous devez construire des éoliennes pour avoir de l’électricité. Ensuite, il faut construire des épurateurs pour éliminer les toxines dans le sol et le rendre viable. 

Il faut savoir que chaque carte apporte une particularité au gameplay. Ainsi, dans le biome tropical, l’épurateur permet aussi de nettoyer les océans et ill vous faudra ensuite installer des irrigateurs afin de faire pousser l’herbe. Le premier objectif sera de végétaliser une partie de la région, en construisant vos infrastructures au bon endroit.

Biomes et climats

La deuxième étape est de diversifier les biomes de la région. Pour cela, il faudra construire d’autres infrastructures qui modifieront la biodiversité de la carte. Nous prendrons une nouvelle fois pour exemple le premier monde. Dans celui-ci, il existe trois biomes différents : le fynbos, les zones humides et les forêts. 

Pour créer un fynbos il faut placer une ruche sur un arbre placé à la création de la carte. Les zones humides se créent en plaçant une serre hydroponique sur un irrigateur situé près d’une source d’eau. Enfin, pour les forêts, il faut placer un arboretum sur des cendres nutritives. Il faut d’abord brûler la zone pour lui donner une seconde chance. 

Dans cette seconde partie, vous devez aussi faire attention au climat de la région. Pour cela, il faudra faire monter la température, la baisser ou bien augmenter l’humidité. Pour vous y aider, vous avez accès à des infrastructures différentes. Chaque palier de la barre de progression rempli vous donnera accès une condition climatique. Si vous arrivez à 22 % d’humidité sur la première carte des fleurs sauvages vous fleurir dans la région.

Partir sans laisser de traces

Pour finir, vous devez restaurer la faune et partir sans laisser de traces. Les animaux reviendront en lançant des scans sur les régions que vous avez créé. Si celle-ci est viable pour une espèce, elle viendra s’y installer. Le castor doit, par exemple, avoir une rivière à proximité d’une forêt pour vivre. Vous devez vous fier à la description fournie dans l’encyclopédie et à vos scans pour trouver le meilleur endroit pour chaque espèce. Enfin, vous devez quitter la planète, mais sans laisser de traces.

Pour cela, il faut détruire ces infrastructures ce qui n’est pas aussi aisé que vous le pensez. Il faut d’abord placer son aéronef qui sera construit avec les bâtiments recyclés. Pour détruire les bâtiments vous devez en construire d’autres qui détruiront tout ce qui se trouve dans la zone. Sinon il faut envoyer une équipe de démantèlement. Cependant, elles n’ont pas accès à toute la carte, il faudra alors redoubler de stratégie pour démanteler toutes vos infrastructures.

Pour chaque zone, il faudra réaliser ces trois étapes avant de passer à la suivante. Le bon point, c’est que chaque zone possède ses propres infrastructures et donc un gameplay différent. Cela se ressent et le jeu se veut moins répétitif. 

Une courte durée de vie

Le titre de Free Lives dispose d’une courte durée de vie, compter à peu près cinquante minutes pour réaliser les objectifs principaux de chaque carte. Si vous souhaitez terminer chaque zone à 100 % et construire les plus beaux mondes possibles, compter un peu plus de six heures de jeu.

Si le jeu vous a plu, vous pouvez relancer une partie dans un autre mode de difficulté. Il en existe trois : 

  • Paysagiste,
  • Écologue,
  • Ingénieur environnemental

Plus vous choisissez une difficulté élevée, moins vous avez de ressources de base et certains bonus ou aides ne seront plus disponibles. 

Comme les cartes sont générées de manières procédurale, chaque partie est différente. 

Un impact sur la vie réel

L’ambition des développeurs était vraiment d’avoir un impact sur la vie réelle. Le jeu, de par son contexte, essaie de vous faire prendre conscience de l’impact de l’humanité sur notre planète. Ce n’est pas la seule chose qu’ils ont mise en place, sachez qu’une partie des bénéfices de Terra Nil sera reversée à Endangered Wildlife Trust.

« Après beaucoup de recherches, nous avons trouvé le partenaire idéal. Free Lives reversera une partie des recettes de chaque vente de Terra Nil sur Steam au Endangered Wildlife Trust, afin de l’aider dans sa mission de préservation et de restauration des écosystèmes du monde réel. » déclare Sam Alfred, co-créateur et lead designer sur le projet

Cette association a pour objectif de sauver les espèces en voie d’extinction, de conserver les habitats et de donner des clés aux personnes et aux entreprises pour réduire leur impact sur la planète. Ils sont en action dans une vingtaine de pays et disposent d’une centaine de membres actifs. 

Terra Nil est un très bon petit jeu de gestion et d’écosystème builder, de plus le message que tente de faire passer le jeu fait mouche. Le jeu est simple à prendre en main, mais vous demandera de la rigueur et de la patience si vous souhaitez le terminer à 100 %. Derrière ses aires de city-builder gestion, Terra Nil cache une petite touche de stratégie. Malgré sa courte espérance de vie, le jeu saura satisfaire les amoureux/ses de la nature.

La note de la rédac
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