Sorti en mars dernier, Tchia est un jeu qui a fait beaucoup parler de lui lors de son annonce. Le studio indépendant Awaceb tous originaires de la Nouvelle-Calédonie voulaient nous montrer la splendeur de cette île située dans le Pacifique Sud et les coutumes de ses habitants. C’est un pari réussi pour Awaceb et Kepler Interactive, c’est une aventure mélodieuse, charmante et prenante qui vous attend. La pâte graphique est splendide mais surtout la bande son est merveilleuse !
La Nouvelle-Calédonie comme terrain de jeu
Tchia comment avec l’arrivée d’un nouvel enfant dans un orphelinat, après avoir fait connaissance avec les autres enfants, tous se retrouvent auprès du feu. La doyenne de l’orphelinat décide de leur raconter une histoire, celle de Tchia.
Tchia est une petite fille originaire de la Nouvelle-Calédonie qui vit sur une des îles de l’archipel avec son père. Sur ce petit îlot, où ils vivent seuls, on y trouve leur maison et tout ce qu’il faut pour vivre dans une certaine sérénité. Alors qu’un des amis de votre paternel passe vous rendre visite, Pwi Dua, un homme qui semble connaître votre père, arrive en hélicoptère. Sous les yeux de Tchia et de Tre, Pwi Dua enlève votre géniteur.
Tchia, bien déterminé à retrouver son père, accepte l’aide de Tre qui lui fournit un bateau afin de rejoindre Aemoon, la capitale de l’archipel. Là-bas, elle tente de rencontrer Meavora mais pour ce faire vous devez réunir des objets pour la Coutume. C’est un geste de remerciement envers un ami ou un proche, un signe de respect et d’amitié mutuels. Le périple de Tchia commence alors, elle devra traverser cet archipel du pacifique afin de trouver les différents objets pour la Coutume et de retrouver son père.

Les activités de Tchia
Tchia est un monde ouvert, vous aurez donc pléthore d’activités à réaliser tout en découvrant la Nouvelle-Calédonie. Pour commencer votre exploration, vous pouvez rejoindre les points de vue, en haut, vous criez, pour découvrir les alentours. À la manière d’un Assassin’s Creed et beaucoup d’autres mondes ouverts, les différentes activités apparaissent sur la carte.
Vous pouvez explorer l’archipel afin d’y trouver des feux de camps, endroits où vous pouvez vous reposer, manger et jouer un petit air de musique. Il existe aussi des ports sur lesquels vous pouvez accoster avec votre radeau, ils permettent de voyager rapidement.

Il est possible de mettre votre dextérité et votre précision à l’épreuve avec des défis de cairn et de stand de tir. Les cairns sont des empilement de pierre, pour ceux qui ont joué au dernier Assassin’s Creed, ce type de défi existait dans le jeu. Il était assez complexe et avait donné du fil à retordre à pas mal de joueurs et joueuses. Rassurez-vous ce ne sera pas le cas ici. Pour le stand de tir, il faudra viser des cibles et faire le plus gros score dans le temps imparti.
Enfin, il y a maintes d’objets à collecter, des figurines tressées, des perles de bénitier, des coffres qui contiennent des cosmétiques pour votre personnage ou radeau. Vous pouvez manger des fruits d’endurance qui permettent d’améliorer votre endurance. Vous pouvez ainsi rester plus longtemps dans les airs avec votre voile, rester en apnée ou encore escalader plus longtemps.

Le bond de l’âme
Même si l’archipel est magnifique, il renferme quelque danger, vous trouverez dispersé, ici et là, des camps de Maano. Ce sont des êtres de tissu, les hommes de main de Meavora qui sont là pour vous mettre des bâtons dans les roues. Même si vous êtes précis, votre lance-pierre ne vous sera d’aucune utilité. Il faudra utiliser le bond de l’âme, un pouvoir qui permet de prendre possession d’un animal ou de certains objets. Ici, il faudra prendre possession de lanterne ou d’objets enflammés afin de brûler les Maano.
Le bond de l’âme ne sert pas seulement à se défendre, il est utile pour bien d’autres choses notamment pour se déplacer. Prendre possession de certains animaux vous facilitera la vie, le dauphin vous permettra d’aller plus loin sous l’eau, les oiseaux sont pratiques pour parcourir des kilomètres sans marcher ou atteindre des endroits inaccessibles. Chaque animal a sa petite faculté utile ou non (les oiseaux peuvent déféquer).
Ce pouvoir est à utiliser avec parcimonie, car à chaque fois que vous l’utilisez, votre barre de mana se vide. Elle se recharge avec le temps ou en vous reposant et en mangeant.

Un petit air de ukulélé ?
La musique a une part très importante pour l’ambiance sonore d’un jeu, les développeurs de Tchia l’ont bien compris. John Robert Matz, le compositeur, nous livre une performance plus qu’honorable avec un thème principal très fort et une soundtrack époustouflante.
On retrouve les trois types d’instruments avec une prédominance pour les instruments à vent. Ils sont accompagnés par une voix grave qui résonne dans nos oreilles et dans nos cœurs. La musique est vraiment puissante et celle-ci rythmera votre aventure.
Il est possible de jouer du Ukulele et d’apprendre différentes musiques au feu de camp. Vous pouvez vous exercer à un mini-jeu pour accompagner la musique ou bien laisser le jeu faire et se relaxer. Lorsque vous voyagez en radeau, la musique devient plus forte pour accompagner vos périples en mer et elle vous transporte sur les flots.
J’espère de tout cœur que le jeu sera récompensé, surtout pour son univers musical !
Tchia est un jeu magnifique, un monde ouvert qui permet d’explorer, la terre, les coutumes et bien d’autres aspects de la Nouvelle-Calédonie. L’histoire est touchante et permet à travers cette aventure de nous montrer l’impact, des avancées technologiques et de l’industrialisation sur les peuples locaux et leur lieu de vie. Les développeurs souhaitent éveiller notre conscience et nous faire découvrir leurs origines. C’est un pari réussi ! Encore une mention spéciale pour l’OST qui est vraiment la meilleure pour ma part cette année. Oléti atraqatr Awaceb !
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