Interview Rémi Scibona et Thomas Goudeseune : Dans les coulisses de Skytale, le collectif qui fait rimer éthique et création

Tout a commencé à la Paris Games Week 2025, lorsque Giga, l’un des membres de notre équipe, a échangé avec une personne du collectif Skytale après avoir testé leur nouveau jeu d’aventure, The Last Artifacts. Curieux, il m’a parlé de cette structure associative atypique et de leur travail impressionnant autour de Minecraft. Le soir même, Laura, l’une des membres du collectif, m’a contacté via Discord pour me présenter plus en détail les projets de Skytale. Intrigué, je me suis rendu le lendemain sur leur stand pour discuter avec l’équipe et tester à mon tour le jeu. Conquis par leur approche à la fois engagée et créative, j’ai décidé de les recontacter après l’événement pour organiser une interview. C’est ainsi que j’ai rencontré Rémi Scibona, fondateur du collectif, et Thomas Goudeseune, lead animateur 3D chez Skytale.  Nous nous sommes retrouvés dans un studio de musique rue de la Tour-des-Dames, dans le 9e arrondissement de Paris, pour une conversation passionnante sur leur parcours, leurs valeurs et la philosophie unique de Skytale.

Tout a commencé à la Paris Games Week 2025, lorsque Giga, l’un des membres de notre équipe, a échangé avec une personne du collectif Skytale après avoir testé leur nouveau jeu d’aventure, The Last Artifacts. Curieux, il m’a parlé de cette structure associative atypique et de leur travail impressionnant autour de Minecraft. Le soir même, Laura, l’une des membres du collectif, m’a contacté via Discord pour me présenter plus en détail les projets de Skytale. Intrigué, je me suis rendu le lendemain sur leur stand pour discuter avec l’équipe et tester à mon tour le jeu. Conquis par leur approche à la fois engagée et créative, j’ai décidé de les recontacter après l’événement pour organiser une interview. C’est ainsi que j’ai rencontré Rémi Scibona, fondateur du collectif, et Thomas Goudeseune, lead animateur 3D chez Skytale.  Nous nous sommes retrouvés dans un studio de musique rue de la Tour-des-Dames, dans le 9e arrondissement de Paris, pour une conversation passionnante sur leur parcours, leurs valeurs et la philosophie unique de Skytale.

Qui sont Rémi Scibona et Thomas Goudeseune ?

Rémi Scibona est un entrepreneur atypique. Passé par le monde de la finance, c’est en parallèle de ses études qu’il fonde Skytale, un collectif de créateur·ices de jeux vidéo, avec l’envie de monter des projets qui ont du sens. Thomas Goudeseune, quant à lui, a d’abord étudié dans le domaine du bâtiment avant de se réorienter vers la 3D. Aujourd’hui lead animateur 3D chez Skytale, il incarne cette nouvelle génération de talents qui naviguent entre technicité et passion.

Tous deux se sont retrouvés à la Paris Games Week, sur le stand de Skytale, pour présenter leur nouveau projet phare : The Last Artifacts, un jeu d’aventure ambitieux conçu… dans Minecraft.

Mais Skytale, c’est bien plus qu’un projet isolé. C’est une structure associative à taille humaine, un réseau de 70 membres, 100% bénévoles, œuvrant à la création de jeux vidéo à but caritatif ou éducatif, dans un cadre bienveillant et ultra-collaboratif.

rémi scibona et thomas Goudeseune

Skytale : naissance d’un collectif pas comme les autres

L’histoire commence à la sortie du lycée. Rémi et quelques camarades, mus par une forte fibre entrepreneuriale, veulent créer quelque chose d’utile et de ludique. Très vite, leur regard se tourne vers Minecraft, une plateforme accessible, connue de tous et dotée d’un immense potentiel créatif.

Les 4 fondateurs de skytale
Les 4 fondateurs de skytale

Ce qui démarre comme un petit projet amateur devient peu à peu un véritable studio associatif, produisant des jeux pour des événements caritatifs, des festivals, ou encore des structures publiques comme le MEDEF Sport ou le Comité olympique. Tous les jeux sont gratuits, les outils open source, et l’engagement social est au cœur de leur démarche.

Skytale a aujourd’hui développé sept jeux, dont certains ont été joués par des millions de personnes. Parmi eux, on retrouve par exemple Z’Wonder Battle, un tower defense interactif conçu pour le ZEvent 2025, ou encore La Cité des Nations, un jeu événementiel avec des objectifs de sensibilisation écologique et professionnelle.

Loin des logiques marchandes habituelles, Skytale revendique une autre manière de faire du jeu vidéo : sans crunch, sans pressions financières, mais avec une exigence créative intacte et un esprit d’équipe fédérateur.

L'équipe de Skytale lors de leur voyage annuel en 2025
L’équipe de Skytale lors de leur voyage annuel en 2025

Le Skytale Map Editor : créer des jeux sur Minecraft sans une ligne de code

L’un des éléments les plus impressionnants du travail de Skytale est leur outil maison : le Skytale Map Editor, un plugin Minecraft qui permet de créer des jeux complets sans coder.

Ce logiciel, développé depuis plus de quatre ans, fonctionne dans la version non-modée de Minecraft Java. Il permet de scénariser des cinématiques, créer des animations 3D, ajouter des effets sonores, programmer des interactions complexes… et tout cela à travers une interface accessible, pensée pour les créateur·ices, même non-techniques.

Le Skytale Map Editor est pensé pour devenir entièrement open source. L’objectif est clair : rendre la création de jeux accessible à toutes et tous, et encourager le développement d’un écosystème communautaire autour de Minecraft. Toutefois, l’outil n’est pas encore disponible publiquement : l’équipe finalise encore les fonctionnalités clés avant d’en ouvrir l’accès à la communauté.

« On veut que n’importe qui puisse créer un jeu ou même un film d’animation, sans barrière technique », explique Rémi.

The Last Artifacts : un Zelda-like made in Minecraft

Au centre des attentions à la PGW : The Last Artifacts, le projet le plus ambitieux du collectif à ce jour. Conçu depuis cinq ans, le jeu propose une aventure narrative immersive, mêlant cinématiques doublées, énigmes lumineuses, combats et exploration semi-open world.

Le joueur y incarne Valar, un héros chargé par le roi d’enquêter sur un cataclysme ayant provoqué l’effondrement de la terre et l’apparition d’îles volantes. Au fil de l’histoire, les joueuses et joueurs devront interroger leur rôle : sont-ils vraiment les héros ou les antagonistes de cette histoire ?

Visuellement, le jeu dépasse largement ce qu’on attend d’un jeu Minecraft. Grâce à des animations poussées, des modèles 3D personnalisés, des effets visuels spectaculaires et une direction artistique soignée, The Last Artifacts impressionne.

Côté son, le casting vocal compte des pointures comme Brigitte Lecordier et Marie Chevalot, mais aussi une flopée de bénévoles passionné·es, sélectionné·es via un casting inclusif. Et pour la bande-son ? Une collaboration avec l’Orchestre Symphonique de Sofia ! Rien que ça.

« On a voulu tout faire à fond. C’est un projet qui transmet de l’émotion, et ça, aucune IA ne peut le remplacer », confie Thomas, très impliqué dans l’animation du jeu.

Car chez Skytale, pas question d’utiliser des IA génératives pour les assets visuels ou sonores. Par conviction artistique, mais aussi par respect pour les artistes.

Ce qui frappe chez Skytale, c’est la cohérence entre les discours et les actes. Leur projet dépasse le simple cadre du jeu pour proposer un cadre d’apprentissage concret aux jeunes créateur·ices, un lieu de partage interdisciplinaire, et une vision éthique de la création numérique.

Loin du cynisme de certaines productions industrielles, The Last Artifacts est le fruit d’un travail patient, passionné, collectif, qui montre que Minecraft est bien plus qu’un jeu : c’est une plateforme de narration et de création unique.

🎥 À voir aussi : l’interview vidéo complète

Retrouvez l’interview exclusive de Rémi Scibona et Thomas Goudeseune sur notre chaîne YouTube !


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Rémi Scibona et Thomas Goudeseune incarnent une vision engagée et humaine du jeu vidéo, bien loin des logiques industrielles classiques. À travers Skytale, ils montrent qu’il est possible de créer autrement : avec passion, collaboration et inclusivité, sans renoncer à l’exigence technique ou à l’ambition artistique. Leur projet The Last Artifacts illustre à merveille cette philosophie, combinant innovation technologique, narration immersive et engagement éthique, dans un univers pourtant aussi balisé que Minecraft. Avec Skytale, une nouvelle voie s’ouvre dans l’univers vidéoludique : celle d’un collectif indépendant, libre, bienveillant, qui redonne au jeu vidéo sa dimension la plus essentielle — celle de créer du lien entre les gens, d’éveiller les imaginaires, et de faire rêver… ensemble.

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