A Dance of Fire and Ice plus connu sous le nom de « ADOFAI » est un jeu de rythme théoriquement simple et esthétique. Il est produit par 7th Beat Games, studio crée en 2011, qui a pour habitude les jeux de rythme. Sorti le 25 janvier 2019, c’est un jeu tout public qui peut s’apparenter à d’autres jeux bien connus comme Osu ou encore Geometry dash. Aujourd’hui, nous allons décortiquer ADOFAI afin de comprendre pourquoi il se hisse parmi les meilleurs jeux de rythme.
Des mécaniques simples ?
Au première abord, ADOFAI est un jeu de rythme tout ce qu’il y a de plus basique, nous avons deux cercles, un rouge et un bleu, pendant que l’un est statique, sur une case, l’autre orbite autour et il suffit d’appuyer au bon moment pour qu’il se dépose sur la case suivante. C’est un gameplay intuitif où il faut simplement taper sur une touche en fonction du rythme. À proprement parler, il suffit que d’une seule touche, n’importe laquelle, à presser pour créer le rythme. Il existe trois cases un peu particulières pour casser le rythme et donner un peu plus de difficulté :
- La case « Speed Up » : Elle permet d’accélérer le rythme des cercles pour changer le rythme et donner plus de sensations.
- La case « Slow down » : Elle permet de ralentir le rythme des cercles pour changer le rythme et laisser place à la précision. Ce n’est pas parce que c’est lent que c’est facile.
- La case « Reverse » : Elle permet de changer le sens des cercles pour faire perdre les repères et désorienter les joueurs.
Le jeu est composé en monde, qui sont vraisemblablement des niveaux. Dès l’achat du jeu, vous avez donc douze niveaux avec une difficulté qui augmente graduellement. Par la suite des DLCs, ont été créées pour fournir un peu plus le jeu. Mais ce qui importe surtout dans ce jeu, c’est le côté Workshop.
Le Workshop, c’est quoi ?
Comme dans beaucoup d’autres jeux/applications, il existe un espace communautaire qu’on appelle le Workshop, qui est la boutique des niveaux crées par les fans. On parle de boutique, mais les niveaux ne sont pas payants, il s’agit plus ou moins d’une page mettant en avant les créations de la communauté, avec des notes pour les maps, et un classement. Il s’agit de la même fonctionnalité que sur Osu, qui est un jeu de rythme similaire, ou encore Beat Saber. Parmi les fans, certains sont très impliqués, au point de créer des niveaux complets que ce soit d’un point de vue esthétique ou mécanique.
On parle d’un point de vue mécanique, la difficulté et le challenge, c’est-à-dire le nombre d’actions par seconde qu’il faut réaliser. Et on parle d’un point de vue esthétique la beauté du niveau, mais aussi la difficulté que l’esthétique rajoute. Par exemple dans certains niveaux, il y a des flashs, des brouillards, des mouvements de caméra, etc… c’est assez épileptique donc forcément le jeu n’est pas recommandé pour tous.
Certains des fans qui ont créés des niveaux ont poussé le bouchon un peu trop loin…
Un niveau d’un autre univers
Kurokotei, un nom bien connu des fans de A Dance of Fire and Ice, puisqu’en effet, il a créé un niveau du nom de « GALAXY COLLAPSE« . Un niveau tellement complexe qu’à certains moments, il faut atteindre le nombre exorbitant de 30 actions à la seconde. Évidemment, pour cela, on configure plusieurs touches, avec une seule, ce ne serait littéralement pas possible autrement. Et alors sur cette map, un joueur du nom de « Gamma Loop » a fait beaucoup parlé de lui, puisqu’il est l’un des premiers à l’avoir réussi, mais surtout car il n’a jamais lâché l’affaire.
L’histoire émouvante de Gamma Loop
Gamma Loop est un joueur assez connu pour ses performances monstrueuses sur A Dance of Fire and Ice, et un jour, en guise de challenge, il a tenté de faire ce niveau… C’est un niveau divisé en cinq parties, avec autant des parties calmes qui mettent la pression que des parties, notamment la dernière, extrêmement rapide. Ce qui fait aussi la beauté de ce jeu, c’est que si on loupe une case, c’est retour à la case départ. Donc il faut se forger un mental d’acier pour pouvoir finir un niveau pareil !
Pour pouvoir compléter ce genre de niveau, il faut s’entraîner sans relâche sur chacune des parties. Il existe un système où il peut travailler sur une partie du niveau bien précis, s’entraîner jusqu’à la maîtriser, pour pouvoir enfin espérer passer à la prochaine. Et c’est alors que sur des mois, c’est ce qu’il a fait. Puis après, avoir bien compris, il faut passer à la pratique, alors il s’essaya à ce niveau dans son intégralité.

Jusqu’à un essai en particulier, où il a atteint 97% de complétion du niveau. Après cela son mental a craqué, il n’était plus question de réessayer ce niveau alors qu’il était si près du but. On le voit garder le sourire, mais mourir intérieurement. Mais son histoire ne se finit pas là. Quelques mois plus tard, quelqu’un réussit enfin à finir ce niveau, ce qui lui donne envie de s’y remettre, et c’est parti pour des mois de tryhard intensif. Et un jour, lancé dans une concentration extrême, il met un terme à son calvaire en réussissant enfin ce niveau. Pour ceux présents, c’était quelque chose de touchant que de voir quelqu’un enfin réussir ce pour quoi il se bat depuis des mois.
Gamma Loop s’écroule en larmes et fini son live sur un discours émouvant, faisant écho à la vie de tous les jours. Il ne faut jamais rien lâcher, quoiqu’on fasse, garder le sourire et réessayer, puisque au bout du compte, quand on réussit enfin, c’est une joie absolue. Maintenant Gamma Loop est en mesure de réaliser ce niveau en vitesse augmentée, en x1.3, ce qui est un record.
Basique mais pourtant ça fonctionne bien
Certains se demanderont en quoi un jeu ne présentant ni scénario ni mécaniques réellement compliqué, peut-il plaire ? C’est assez simple dans le gameplay comme dans la réponse, les jeux de rythme sont des jeux avec des mécaniques extrêmement faciles à comprendre et à mettre en place. C’est ancré dans le comportement humain de frapper du pied ou de claquer des doigts pour suivre le rythme d’une chanson qu’on connaît. Ici, c’est la même chose. C’est un genre de jeu addictif, un peu comme Guitar Hero, Dance Dance revolution, Piano tiles pour un exemple mobile, et tant d’autres encore.
Et cela marche d’autant plus quand on instaure une règle de difficulté, quand on meurt on recommence tout depuis le début. C’est le principe même du genre « die & retry ». Le but est de perdre pour apprendre, il ne faut jamais lâcher l’affaire. Il arrive un moment donné où la difficulté est tel que notre cerveau est débranché et nos mains agissent toutes seules, et si l’espace d’un instant, on sort de cette bulle de concentration pour reprendre ses esprits, on perd le contrôle. C’est quelque chose d’assez paradoxal mais enivrant.
Bien sûr, ce n’est pas la seule force du jeu, sinon n’importe qui pourrait créer un jeu de rythme et marcher.
Bien que les graphismes ne soient pas très lourds, l’esthétique du jeu est très importante. Il faut savoir créer un arrière-plan qui concorde, des effets visuels qui nous immergeront et des musiques qui fonctionnent avec le tempo. Prenant tout ça en compte, on assiste à un lavage de cerveau. Pour le cerveau c’est assez simple, c‘est joli, addictif et immersif donc ça marche.
Ca se prouve par les notes données sur « STEAM ». On tourne autour d’une note moyenne de 4,9/5, ce qui est totalement dément.

En bref, si vous avez 4,99€ et un peu de temps à tuer, je vous le conseille vivement, mais attention, le temps défile plutôt vite en se lançant dessus ! Pour ma part, c’est un coup de cœur à jouer comme à regarder !




