Sniper Elite est une saga qui s’est fait connaître grâce à son deuxième opus, Sniper Elite V2. Ce dernier a popularisé la licence, qui continue de perdurer à travers le temps. Sniper Elite Resistance est arrivé en février dernier, deux ans après la sortie du dernier chapitre. Cela fait maintenant plusieurs années que la licence repose sur ses acquis, et ce nouvel opus ne fait pas exception. Une fois de plus, nous sommes plongés en pleine Seconde Guerre mondiale avec un système de jeu qui fonctionne depuis des années. Cependant, il serait peut-être temps de changer les choses. Sniper Elite Resistance n’est pas un mauvais jeu : Rebellion Developments nous sert la même recette. Alors certes, c’est efficace, mais on commence à se lasser de toujours manger la même chose.

Adieu Karl Fairburne

C’est l’un des changements majeurs de ce titre : on dit adieu à notre héros charismatique qui a forgé la saga. Harry Hawker, le nouveau personnage, laisse à désirer. Il est difficile de passer après le sniper emblématique de la licence, présent depuis 2005.

Sniper Elite: Resistance nous plonge au cœur de la guerre de l’ombre, loin des combats frontaux, dans une France occupée et en proie aux machinations du Reich. Ce nouvel opus, qui se déroule en parallèle aux événements de Sniper Elite 5, met en scène un agent du Special Operations Executive (SOE), déterminé à contrecarrer les plans nazis après la découverte d’une Wunderwaffe révolutionnaire.

Pour mener à bien sa mission, il devra collaborer avec la Résistance française et exploiter un large éventail de stratégies grâce à une liste d’objectifs variée, des points d’infiltration multiples et une liberté tactique inégalée.

La coopération sera également de mise, permettant aux joueuses et joueurs de vivre cette campagne intense en duo, en partageant armes, équipements et savoir-faire.

Un sniper et son fusil

Comme d’habitude, on retrouve l’attirail habituel de la licence : un fusil de précision, une arme de moyenne portée (mitraillette, fusil à pompe) et un pistolet. Toutes ces armes sont personnalisables : canon, crosse, chargeur, skin, etc. Pour ce faire, il faudra trouver les établis d’armes dispersés dans les zones de mission ou réaliser des défis, ce qui encourage la rejouabilité.

On retrouve également les mêmes équipements de survie : bandages et trousses de secours pour les moments compliqués, mines, grenades et autres explosifs pour poser des pièges ou foncer dans le tas.

modifications des armes

Côté arbre de compétences, rien de nouveau non plus. Il y en a trois :

  • Combat : permet de repérer les ennemis qui vous tirent dessus, de renvoyer les grenades ou de moins tressaillir durant les affrontements.
  • Équipement : permet de transporter plus de gadgets et d’augmenter leur quantité.
  • Physique : améliore la santé et l’endurance.

arbres de compétences

Le même contenu depuis des années

Vous l’aurez compris, si la campagne change de personnage et de lieu, la structure reste la même. On retrouve des maps ouvertes avec des objectifs secondaires et des collectibles à trouver. Ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise chose : les huit cartes proposées sont plaisantes à explorer, les graphismes toujours aussi soignés, et le gameplay, avec sa fameuse caméra rayon X, reste jouissif. Calculer la trajectoire d’une balle en prenant en compte la gravité, le vent et le rythme cardiaque pour un tir parfait est toujours aussi satisfaisant.

Cependant, tout cela ressemble plus à une mise à jour qu’à un véritable nouvel opus. Plutôt que de sortir un jeu à 50 euros, Rebellion Developments aurait pu adopter une approche à la Hitman avec des nouveaux chapitres disponibles sous forme de DLC.

À côté de la campagne, on retrouve aussi les mêmes modes que dans Sniper Elite 5 :

  • Mode Invasion : permet d’incarner un soldat nazi et d’envahir la campagne d’un autre joueur pour le traquer.
  • Mode Survie : un classique du genre.
  • Multijoueur : toujours là, avec les mêmes modes de jeu :
    • Chacun pour soi : match à mort classique.
    • Équipe : 8 vs 8.
    • Escouade : quatre équipes de quatre joueurs.
    • Pas de traversée : un mode original où les joueurs sont séparés sur la carte et doivent s’éliminer à distance.

La seule petite nouveauté réside dans les défis de propagande. Débloqués en trouvant des affiches dans la campagne principale, ils vous envoient sur une carte spécifique pour réaliser un maximum de kills avec une arme imposée.

le nouveau mode de jeu de Sniper Elite Resistance

Un épisode comme les autres

Sniper Elite Resistance n’est pas mauvais, mais il aurait très bien pu être un DLC de Sniper Elite 5, tant les changements sont minimes. Une recette qui fonctionne, certes, mais qui commence à lasser les joueurs et joueuses. Pourtant, le gameplay en lui-même est solide et efficace.

Il serait peut-être temps de moderniser un peu la licence et d’innover. Rien que le simple fait d’abandonner la Seconde Guerre mondiale après sept épisodes pourrait lui redonner un second souffle. Un Sniper Elite dans un contexte plus moderne, avec de nouvelles mécaniques de jeu, aurait sans doute plus de potentiel.

Les idées d’évolution sont nombreuses : une campagne spécialement conçue pour la coopération, des défis plus marquants, des missions plus dynamiques, etc.

Au final, Sniper Elite Resistance fait ce qu’il sait faire de mieux… mais ce n’est plus suffisant. Même l’OST est la même que dans l’opus précédent. C’est dommage, car avec un gameplay aussi solide, des cartes agréables à explorer et un jeu toujours aussi beau, il ne manquerait qu’un peu de fraîcheur pour que la licence retrouve tout son éclat.

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