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	<title>Archives des Frankenstein - LaRevueD&#039;Geek</title>
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	<description>LaRevueD&#039;Geek, le média du peuple geek !</description>
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		<title>Frankenstein : un classique toujours brûlant d’actualité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Adrien Vallée]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:11:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Critique littéraire]]></category>
		<category><![CDATA[bragelonne]]></category>
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		<category><![CDATA[novembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frankenstein est revenu sur le devant de la scène en novembre dernier avec une nouvelle traduction chez Bragelonne. Cette œuvre fondatrice, qui a traversé les siècles, reste étonnamment d’actualité. Cette réécriture s’appuie sur le roman original de 1818 de Mary Shelley et est orchestrée par Maxime Le Dain. Je n’avais jamais lu Frankenstein avant 2025 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Frankenstein est revenu sur le devant de la scène en novembre dernier avec une nouvelle traduction chez <a href="https://www.bragelonne.fr/">Bragelonne</a>. Cette œuvre fondatrice, qui a traversé les siècles, reste étonnamment d’actualité. Cette réécriture s’appuie sur le roman original de 1818 de Mary Shelley et est orchestrée par Maxime Le Dain. Je n’avais jamais lu <i>Frankenstein</i> avant 2025 — oui, je suis légèrement en retard sur la publication de cet article, mais passons. J’avais de nombreux a priori sur l’œuvre : je savais que l’on était du côté de la science-fiction, mais je m’attendais à un récit très horrifique. En réalité, il n’en est rien. L’histoire de la créature de Frankenstein est aux antipodes de ce que j’imaginais, et je me suis tout simplement régalé à sa lecture.</strong></p>
<h2><b>Une œuvre fondatrice, née d’un éclair romantique</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Publié en </span><b>1818</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Frankenstein ou le Prométhée moderne</b><span style="font-weight: 400;"> marque l’entrée fracassante de </span><b>Mary Shelley</b><span style="font-weight: 400;"> dans l’histoire littéraire. Écrit alors que l’autrice n’a que 18 ans, le roman naît d’un défi lancé lors d’un séjour à la villa Diodati, en Suisse, en compagnie de </span><b>Lord Byron</b><span style="font-weight: 400;"> et </span><b>Percy Bysshe Shelley</b><span style="font-weight: 400;">. Mais derrière cette genèse presque mythique se cache une œuvre d’une profondeur vertigineuse, nourrie par les débats scientifiques, philosophiques et moraux de son époque. Frankenstein ne se contente pas de raconter l’histoire d’un savant et de sa créature : il interroge frontalement la responsabilité humaine face au progrès, la solitude, le rejet et les limites de la connaissance.</span></p>
<p><a href="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Frankenstein.1831.inside-cover.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-24752" src="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Frankenstein.1831.inside-cover.jpg?resize=250%2C375&#038;ssl=1" alt="couverture d'un vieux livre de frankenstein
" width="250" height="375" srcset="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Frankenstein.1831.inside-cover.jpg?w=250&amp;ssl=1 250w, https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Frankenstein.1831.inside-cover.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></a></p>
<h3><b>Le premier grand mythe de la science-fiction moderne</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Souvent considéré comme </span><b>la première œuvre de science-fiction de l’histoire</b><span style="font-weight: 400;">, Frankenstein rompt avec le fantastique gothique traditionnel en ancrant l’horreur non plus dans le surnaturel, mais dans la </span><b>science humaine</b><span style="font-weight: 400;">. Victor Frankenstein ne pactise pas avec des forces occultes : il expérimente, observe, assemble et tente de comprendre les lois de la nature pour créer la vie. Ce basculement est fondamental. Mary Shelley anticipe déjà les grandes questions qui traverseront toute la science-fiction moderne : </span><i><span style="font-weight: 400;">jusqu’où peut-on aller ?</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">que se passe-t-il quand la science dépasse l’éthique ?</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">le créateur est-il responsable de sa création ?</span></i><span style="font-weight: 400;"> Autant de thèmes que l’on retrouvera plus tard chez </span><b>H. G. Wells</b><span style="font-weight: 400;">, </span><b>Isaac Asimov</b><span style="font-weight: 400;"> ou encore </span><b>Philip K. Dick</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h2><b>Une onde de choc culturelle toujours active</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">L’influence de </span><i><span style="font-weight: 400;">Frankenstein</span></i><span style="font-weight: 400;"> dépasse largement le cadre du roman. L’œuvre a contribué à façonner l’imaginaire collectif autour de la figure du </span><b>scientifique démiurge</b><span style="font-weight: 400;">, souvent animé par de nobles intentions mais aveuglé par son ambition. La créature elle-même, bien loin du simple monstre muet popularisé par certaines adaptations, s’impose comme l’un des premiers personnages véritablement tragiques de la littérature moderne : </span><b>consciente, sensible, cultivée</b><span style="font-weight: 400;">, mais irrémédiablement condamnée à l’exclusion. Cette dualité — entre peur de l’autre et compassion — irrigue encore aujourd’hui la science-fiction, du robot conscient au clone abandonné, en passant par l’intelligence artificielle en quête d’identité.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">C’est d’ailleurs précisément cet aspect qui m’a le plus marqué à la lecture. On s’attache profondément à la créature. À un moment clé du récit, celle-ci retrouve enfin son créateur et entreprend de lui raconter son histoire, depuis sa naissance. Mary Shelley donne alors la parole au monstre à travers un </span><b>long monologue s’étendant sur plusieurs chapitres</b><span style="font-weight: 400;">. Un choix narratif audacieux, qui aurait pu perdre le lecteur ou la lectrice, mais qui fonctionne admirablement. L’écriture est d’une telle justesse que l’on ne décroche jamais. Ce passage, d’une intensité émotionnelle rare, s’est imposé comme </span><b>mon moment préféré du roman</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<h3><b>Du théâtre aux écrans : une œuvre sans cesse réinventée</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Très tôt, Frankenstein quitte les pages du roman pour investir la scène. Dès le XIXe siècle, de nombreuses </span><b>adaptations théâtrales</b><span style="font-weight: 400;"> fleurissent en Europe, contribuant à populariser le mythe auprès d’un public plus large. Mais c’est surtout le </span><b>cinéma</b><span style="font-weight: 400;"> qui va figer certaines images devenues iconiques, notamment avec </span><b>Frankenstein</b><span style="font-weight: 400;"> de </span><b>James Whale</b><span style="font-weight: 400;">, où </span><b>Boris Karloff</b><span style="font-weight: 400;"> impose une silhouette devenue indissociable du monstre. Depuis, l’œuvre a connu d’innombrables relectures : de </span><b>Mary Shelley&rsquo;s Frankenstein</b><span style="font-weight: 400;"> de </span><b>Kenneth Branagh</b><span style="font-weight: 400;"> à des variations plus libres, parfois expérimentales, parfois politiques.</span></p>
<p><iframe title="Frankenstein Official Trailer #1 - Boris Karloff Movie (1931) HD" width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/AkSbwiKP3mo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h3><b>Frankenstein à l’ère du jeu vidéo et de la pop culture</b></h3>
<p><span style="font-weight: 400;">Le mythe s’est également infiltré dans le </span><b>jeu vidéo</b><span style="font-weight: 400;">, souvent de manière indirecte. Qu’il s’agisse de savants fous, de créatures artificielles ou de récits centrés sur la responsabilité du joueur face à ses actes, l’ombre de Frankenstein plane sur de nombreuses œuvres interactives. Des jeux d’aventure narratifs aux RPG en passant par les expériences indépendantes, la figure de la créature rejetée ou de la création incontrôlable continue d’inspirer les créateur·rice·s. Plus largement, Frankenstein est devenu un </span><b>archétype pop</b><span style="font-weight: 400;">, cité, détourné, réécrit, parfois vidé de sa substance, mais toujours reconnaissable — preuve de la puissance intacte du roman originel.</span></p>
<h2><b>Mary Shelley et Maxime Le Dain : deux plumes, un mythe</b><b></p>
<p></b></h2>
<p>Fille de la philosophe féministe Mary Wollstonecraft et du penseur politique William Godwin, Mary Shelley <strong>grandit dans un environnement intellectuel d’une richesse exceptionnelle.</strong> Très tôt confrontée à la mort, à l’exil et aux bouleversements personnels, elle nourrit une œuvre profondément <strong>marquée par la solitude, la responsabilité morale et les dérives du progrès</strong>. Si <i>Frankenstein</i> reste son roman le plus célèbre, Mary Shelley est également l’autrice de <i>Le Dernier Homme</i>, vision étonnamment moderne d’un monde ravagé par une pandémie, ou encore de <i>Mathilda</i>, longtemps resté inédit. Son œuvre, longtemps réduite à un seul titre, est aujourd’hui réévaluée comme l’une des plus audacieuses et visionnaires du <strong>romantisme britannique</strong>.</p>
<p>Pour cette nouvelle édition, la traduction est confiée à <strong>Maxime Le Dain</strong>, spécialiste reconnu des littératures de l’imaginaire. <strong>Il s’est notamment illustré par son travail autour de Howard Phillips Lovecraft</strong>, mais aussi par des traductions et adaptations d’œuvres majeures comme <i>Alice au pays des merveilles</i>, <i>Scary Stories</i> ou encore le comics <i>Locke &amp; Key</i>. Une expertise précieuse, qui permet d’aborder le texte de Mary Shelley avec à la fois rigueur littéraire, sensibilité gothique et compréhension fine des codes du fantastique, au service d’une œuvre aussi exigeante qu’intemporelle.</p>
<p><a href="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?ssl=1"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-24750" src="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?resize=800%2C974&#038;ssl=1" alt="Mary Shelley" width="800" height="974" srcset="https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?w=986&amp;ssl=1 986w, https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?resize=247%2C300&amp;ssl=1 247w, https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?resize=841%2C1024&amp;ssl=1 841w, https://i0.wp.com/www.larevuedgeek.fr/wp-content/uploads/2026/01/Mary_Wollstonecraft_Shelley_Rothwell.tif.jpg?resize=768%2C935&amp;ssl=1 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></p>
<h2><b>Une iconographie au service du Prométhée moderne</b></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">La couverture de cette édition de </span><i><span style="font-weight: 400;">Frankenstein</span></i><span style="font-weight: 400;"> frappe immédiatement par son </span><b>élégance sombre et symbolique</b><span style="font-weight: 400;">. Dominée par un fond noir profond, elle évoque à la fois la nuit, le deuil et l’inconnu — autant de thèmes centraux du roman. Le choix d’une palette restreinte, mêlant noir, doré et blanc, confère à l’ouvrage une aura presque sacrée, comme s’il s’agissait d’un grimoire scientifique ou d’un traité interdit. Le titre, encadré de motifs anguleux rappelant des éclairs, renvoie directement à l’imaginaire de l’électricité et de l’expérimentation, pilier du mythe de Frankenstein.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au centre, la silhouette de la créature se détache, représentée de manière </span><b>anatomique et fragmentée</b><span style="font-weight: 400;">, presque clinique. Loin de l’icône monstrueuse popularisée par le cinéma, ce corps nu, filiforme et désarticulé suggère une création inachevée, fragile, en tension permanente. Les lignes dorées qui l’entourent évoquent à la fois des circuits, des éclairs ou des schémas scientifiques, soulignant le lien intime entre science et transgression. En contrebas, les instruments stylisés rappellent un laboratoire ancien, à mi-chemin entre l’alchimie et la science moderne. Une couverture qui ne cherche pas à effrayer frontalement, mais à </span><b>interroger</b><span style="font-weight: 400;">, fidèle à l’esprit du roman : celui d’une œuvre où l’horreur naît moins du monstre que du regard que l’on pose sur lui.</span></p>
<p style="text-align: center;"><strong>En refermant <i>Frankenstein</i>, difficile de ne pas mesurer à quel point le roman de Mary Shelley demeure brûlant d’actualité. Plus de deux siècles après sa publication, cette œuvre continue de questionner notre rapport au progrès, à la responsabilité et à l’altérité avec une justesse troublante. Cette nouvelle traduction, portée par le travail rigoureux et sensible de Maxime Le Dain, offre une porte d’entrée idéale — ou un retour — vers un texte trop souvent résumé à son mythe. Loin de l’horreur pure, <i>Frankenstein</i> s’impose avant tout comme un récit profondément humain, bouleversant et universel. Une lecture essentielle, qui rappelle que les véritables monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit, et que certains classiques n’ont jamais été aussi vivants.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.larevuedgeek.fr/frankenstein-un-classique-toujours-brulant-dactualite/">Frankenstein : un classique toujours brûlant d’actualité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.larevuedgeek.fr">LaRevueD&#039;Geek</a>.</p>
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