En 1975 sortait une série animée japonais qui fera le tour du monde et qui deviendra, des années plus tard, un monument de la culture geek. Goldorak, on y suit les aventures d’Actarus un jeune rescapé de la planète Euphor qui doit protéger la terre de la menace Vega (pour faire très court et sans spoiler). Ce mois-ci est sorti un nouveau jeu à l’effigie du guerrier de l’espace, il est édité par Microïds et développé par Endroad. Goldorak : Le festin des loups est un jeu d’action/aventure à la troisième personne. Le titre aurait pu être un très bon jeu, malheureusement, celui-ci est vraiment mal optimisé et la caméra est assez capricieuse.
Les Végas envahissent la terre !
Pour ceux qui connaissent bien l’univers de Goldorak, sachez que pour ce qui est de l’histoire, le jeu reprend le scénario de la série. Pour les plus jeunes ou ceux qui ont loupé le coche dans les années 70 (coucou les quarantenaires) je vais vous faire un rapide résumé, sans vous dévoiler ce qu’il se passe dans le prologue pour éviter tout spoil majeur.
Actarus, le fameux protagoniste, est l’homme qui contrôle Goldorak, il est contraint par un tragique événement de quitter Euphor sa planète d’origine. Après avoir voyagé dans l’espace, il se retrouve sur terre, près du mont Fuji au Japon. Il est alors recueilli par le professeur Procyon qui deviendra une sorte de père spirituel pour notre jeune héros.
Les années passent et nos deux compères travaillent tous deux pour le centre spatial se faisant passer respectivement pour un père et son fils. Malheureusement, les Végas, une race extraterrestre menace d’envahir la terre. Procyon dévoile alors la véritable identité de son fils à Alcor, un pilote expérimenté, tous deux devront travailler main dans la main pour repousser les envahisseurs.

Une redondance de niveau
Ce qui est assez sympa dans Goldorak : Le festin des loups, c’est que l’on incarne les deux personnages à savoir Actarus (en tant qu’humain, mais aussi en tant que Goldorak) et Alcor. Pour ce qui est d’Actarus, on l’incarne souvent en vue du dessous dans le centre spatial ou dans le ranch (c’est là qu’il vit avec Procyon). Ces phases ne sont pas vraiment intéressantes et sont assez lentes, elles permettent juste de discuter avec certains personnages et surtout, elles servent de lien entre les missions.
Lorsque l’on incarne Goldorak, le jeu passe alors en semi-monde ouvert, vous avez à disposition sept endroits différents ou le mécha pourra évoluer. Ici, vous pouvez vous balader absolument partout, sauf dans les zones non découvertes, elles se débloquent au fur et à mesure. Vous pouvez compter une zone comme une sorte de chapitre. Vous devez réaliser différentes missions afin d’aider les humains qui se font attaquer par les Végas. Chaque zone propose un certain nombre de missions, une fois celle-ci accomplie, vous pouvez vaincre le boss. Malgré le fait que ces missions soient assez variées, on protège des villes, on escorte des véhicules, on nettoie des zones infectées, etc.

Celles-ci paraissent clairement anecdotiques, on dirait vraiment que l’on effectue des petites missions secondaires afin de faire sortir le boss de sa tanière. Mis à part au début, à la présentation de chaque bosse et à la fin du jeu on a que très peu de cinématique. Enfin, il est aussi possible de contrôler Goldorak en mode vaisseau dans des niveaux linéaires. On peut constater que le jeu est graphiquement assez daté et que certaines textures sont assez mal travaillées.
Pour Alcor, ce sont des missions assez sympathiques qui vous attendent, car on se retrouve aux commandes d’une petite soucoupe volante. Les niveaux se présentent en vue du dessus et on peut se balader partout sur l’écran. Le but est de finir le niveau vivant en éliminant la multitude de vaisseaux qui viennent pour vous tuer. Ces missions sont un véritable hommage au shooter spatial des années 80 !

L’attirail de Goldorak
Goldorak est un mécha qui est censé protéger une civilisation, il est donc armé en conséquence.
Dès le début, vous pouvez frapper avec vos poings qui font des dégâts basiques et ont une faible portée. Vous disposez aussi des Clavicogyres, les deux lames en forme de croissant sur les épaules de Goldorak se détachent pour frapper les ennemis à distance. Le Rétrolaser permet de stun les ennemis. Le Météopunch permet d’attraper des ennemis ou des objets à distance. Enfin, vous disposez de l’Astérohache, une hache assez grande qui fait pas mal de dégâts et à une assez grande portée.
Au fur et à mesure de l’aventure, vous débloquerez de nouvelles compétences en améliorant le mécha. Pour ce faire vous devez récupérer des composants afin d’améliorer vos attaques de bases ou d’en débloquer de nouvelles.

Un monde semi-ouvert
Lorsque vous passez dans les zones ouvertes avec Goldorak, vous pouvez faire quelques activités secondaires. Il y a des collectibles à ramasser qui sont généralement au nombre de 20 dans le niveau. Vous pouvez trouver des coffres afin d’améliorer Goldorak, ils se font assez rares, mais offrent beaucoup de matériaux. Enfin, vous pouvez aussi trouver des secrets, des points de méditations et des sortes de bases ennemis.
Si les coffres sont importants afin d’améliorer le mécha, le reste ne l’est malheureusement pas et n’offre rien au lore du jeu, c’est assez dommage. Elles ont moins le mérite d’offrir quelques heures de jeu en plus pour les personnes souhaitant le finir à 100 %.
Enfin, on peut constater un réel manque de diversité chez les ennemis, peut-être trois voir quatre à tout casser.

Goldorak : Le festin des loups, un jeu mal opti et une caméra capricieuse
C’est les deux gros points faibles de ce jeu, l’optimisation et la caméra. Le jeu est vraiment mal optimisé, c’est simple sur la carte certains ennemis sont présent directement, d’autres arrivent lorsqu’un événement se déclenche. Ces ennemis arrivent du ciel, à chaque fois qu’une nouvelle vague de renfort arrive, le jeu saccade (je tiens à préciser que j’ai largement de quoi le faire tourner. Parfois, vous pouvez débloquer des chemins en frappant dans des parois rocheuses, là aussi dès que vous approchez d’elles, le jeu saccade. C’est extrêmement dommage, car cela ruine vraiment toute l’expérience des combats.
Enfin, parlons de la caméra capricieuse qui ne viendra pas aider les phases de combats, car c’est durant celle-ci qu’elle décide d’en faire des siennes. En fonction de l’ennemi ciblé, de votre position, de la direction de vos attaques, celle-ci se met à bouger de manière parfois horrible et surtout, elle n’affiche absolument pas ce qui est important de voir à l’écran au moment présent.
Une superbe édition collector
Goldorak : Le festin des loups est décliné en deux versions, une version deluxe et une version collector.
La version deluxe contient :
- Le jeu standard
- Un lenticulaire
- Un Steelbook® exclusif
- Un porte-clé
- Un Poster
La version collector contient :
- Une boîte exclusive
- Une figurine de Goldorak exclusive (25 centimètres) à cette édition
- Le jeu standard
- Un lenticulaire
- Un Steelbook exclusif
- Un porte-clé
- 3 pin’s
- 4 lithographies
- Un golden ticket
- Un Artbook
- Des bonus digitaux
- Un Poster

Goldorak : Le festin des loups aurait pu être un bon jeu, malheureusement, les bugs, la caméra capricieuse, des missions assez pauvres et des graphismes datés viennent gâcher le retour du mécha des années 70. Tout n’est pas à jeter cependant, s’il n’y avait pas de bug durant les combats ceux-ci auraient été parfait, les enchaînements avec les différentes techniques de Goldorak sont vraiment sympathiques. La musique est géniale, mention spéciale pour le thème principal. Enfin, la version française est vraiment top et les doubleurs incarnent à la perfection les personnages.


