Le 31 mars 2021 est sorti Godzilla VS Kong, un film réalisé par Adam Wingard (Blair Witch, Death Note) et produit par Warner Bros. Il est la suite directe du MonsterVerse composé de Godzilla, Kong et Godzilla 2 : KOTM. Ce quatrième opus vient renforcer le lore de cette nouvelle génération adaptée par les américains. De base les aventures de Godzilla et des titans est une production japonaise démarrée dans les années 50. S’en est alors suivi pas moins d’une vingtaine de films. C’est en 2014 que Gareth Edwards décide de remettre les aventures du lézard géant au goût du jour. Après trois films, Kong et Godzilla se rencontrent enfin. 

Un rivalité ancienne 

Durant toute l’histoire nous allons suivre différents groupes de protagonistes. Le premier est composé de Ilene Andrews et Jia incarnée par Rebecca Hall (Iron Man 3, The Town) et Kaylee Hottle qu’on découvre pour la première fois. La première est une scientifique et la deuxième une orpheline et autochtone de l’Île du Crâne. Depuis sa découverte, Kong a été préservé du reste du monde, l’île est entourée d’un dôme et le primate y est coincé sous l’œil attentif de la scientifique et de la fillette avec qui il a tissé des liens.

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de l’océan, Godzilla attaque une base d’Apex Cybernetics. Depuis les événements de 2019, c’est la première fois que le lézard s’attaque sans raison à des infrastructures humaines. Alors qu’il est ici pour protéger la Terre des autres titans, il devient un ennemi potentiel. Ce n’est pas l’avis de Madison Russel (la fille de la scientifique qui a réveillé Ghidorah dans Godzilla KOTM) et Bernie Hayes, un complotiste qui a infiltré la société japonaise. On retrouve Millie Bobby Brown (Stranger Things) dans le rôle de Madison Russel et on découvre Bryan Tyree Henri (aucun lien avec le joueur de foot (Les Éternels, Child’s Play la poupée du mal) dans le rôle du complotiste. 

Enfin nous avons d’un autre côté Nathan Lind incarné par Alexander Skarsgard (Tarzan, The Northman) qui est approché par Walter Simmons, le patron d’Apex. Il lui demande de partir en expédition dans le centre de la terre. C’est dans King of The Monster qu’on découvrait que la théorie de la terre creuse s’était avérée réelle dans cet univers. L’être humain a donc décidé d’y faire des recherches pour découvrir ce que recèle le centre de notre planète. Une source d’énergie capable de faire avancer les progrès de la science et de la technologie. Pour se frayer un chemin jusqu’à cette source il aura besoin de Kong et rejoindra donc le premier groupe de protagonistes.  

Nous suivrons les aventures de tous ces personnages qui finiront par arriver au même endroit à Hong Kong le siège d’Apex. La source d’énergie leur permet alors de finaliser une arme pour affronter les titans. Un robot contrôlé par l’esprit humain, Méchagodzilla. Si dans le lore du film il est expliqué que les espèce du roi lézard et celle du primate géant se faisait la guerre depuis des millénaires, ils devront faire front ensemble pour combattre cette menace. Le film s’appelle Godzilla VS Kong donc vous verrez les deux monstres s’affronter bien évidemment.

 Voyage au centre de la Terre

J’ai une affection particulière pour les films qui réfutent les lois scientifiques ou modifient l’histoire de l’espèce humaine. Je pense notamment à Transformers 3 où l’on apprenait que la conquête spatiale avait été lancée car les humains avaient repéré quelque chose qui s’était échoué sur la lune. Ici on casse la science, la terre est creuse et possède un monde sous le nôtre. C’est un passage intéressant qui malheureusement ne sera pas assez exploité dans ce film. Découvrir un monde dans un monde et ne pas partir à sa découverte, c’est vraiment dommage.

Ceci dit du peu qu’on en voit c’est assez sympathique ! Comme la plupart des théoriciens le pense, le point pour rejoindre le centre de notre planète se trouve en Antarctique. Dans l’histoire, le centre de la Terre est doté d’une inversion gravitationnelle et possède deux sols. Un en bas et un autre en haut, sur lequel se développe une biodiversité différente de la nôtre. Durant les quelques minutes où l’on reste sous terre on pourra apercevoir différentes espèces inspirées d’animaux existant ou ayant existé.

C’est vraiment dommage qu’on n’en découvre pas plus pendant le film car le monde souterrain est vraiment intéressant. Passer du plafond au sol vous fera perdre la notion de gravité. On y découvre aussi que c’est ici que régnait, il y a des années, les ancêtres de Kong.   

Des visuels et des combats spectaculaires !

Depuis 2014, le développement de ces films nous propose du spectaculaire, on est ici devant un gros blockbuster américain. Ca explose de partout, des villes sont rasées de la carte, même si certains ne sont pas fans des effets spéciaux, il faut se l’avouer c’est vraiment impressionnant. Si le film est visuellement moins impressionnant que Godzilla 2, Ghidorah était vraiment immense et d’une puissance innommable, il arrive tout de même à nous proposer des visuels et des combats dignes de ce nom. 

Pour ce qui est de la beauté, il faut se tourner vers certaines scènes de l’Île du Crâne ou des mondes souterrains pour voir la beauté des paysages. Durant les phases de combats, les moments se font aussi plus calme, la caméra plus lente et nous laisse admirer les dégâts causés par les monstres souvent dos à la caméra. On peut alors y voir l’étendue de leur force et de leur grandeur. Un des plans que j’ai trouvé vraiment sympa, c’est ce moment où Kong est attaché sur un navire, il fait nuit, la pluie tombe et Jia vient lui rendre visite. Les deux êtres que tout oppose se regardent et on ressent la connexion entre eux, le temps semble figé.  

Côté combat, le film fait dans le grand spectacle, les véhicules explose, la terre se soulève, les buildings s’effondrent. Ce qui est assez marquant dans cet opus c’est la manière dont la caméra se déplace durant les scènes d’affrontements. Parfois nous sommes assez éloignés et l’on peut constater l’étendue des dégâts. D’autres fois on est dans la rixe, caméra à l’épaule ou carrément à travers les yeux de Kong, c’est assez prenant. 

Un Mechagodzilla pas très impressionnant

C’est un des défauts du film, le Godzilla version machine n’est pas trop titanesque. Lorsqu’on découvrait Godzilla ou Kong dans leur premier film, on était vraiment bouche bée face à leur grandeur. Le robot fait pourtant bien la taille de nos deux monstres mais il parait vraiment tout fin. Il est beaucoup moins saisissant que celui qu’on peut admirer dans les animés par exemple.

Ceci dit, il possède un super arsenal : roquette, une queue équipée de lames tranchantes, des réacteurs qui permettent d’augmenter sa vitesse de déplacement ou de frappe. Enfin, il peut aussi envoyer des impulsions d’énergies lorsqu’il frappe pour faire plus de dégâts. 

Godzilla VS Kong reste un film qui se laisse regarder si vous aimez les films de science-fiction et les super productions américaines. Le scénario est souvent bateau et on se demande comment des enfants peuvent se retrouver au milieu de cette histoire de monstres. Côté musique le film est moins prenant que son prédécesseur, Bear McCreary avait fait un travail incroyable dans King of The Monster. Ici, les compositions de Junkie XL ne se font pas assez remarquer malheureusement. En novembre dernier sachez qu’une suite a été annoncée, nommée Godzilla and Kong, lui aussi réalisé par Adam Wingard.

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